‹ L'hérésiarqueChapitre 136 sur 161 · Acte Cinquième 24g · texte numérisé non relu

Acte Cinquième 24g

Aymar.

Je vous l'ai dit, sire, c'était la première tois que je vous approchais.

Victorin (i7 lui tend la coupe).

Tiens, bois.

Aymar. Oui, sire.

(// boit et tombe mort.)

Victorin.

Ah!

(// contemple le cadavre. )

Astéria (entrant).

Sire ! Sire ! Vengeance ! Vous avez sujet à vous enfermer dans vos ténèbres avec vos nécromans et vos livres ! Savez-vous ce qui se passe au grand soleil ? vos paysans qui se soulèvent, oui, vos paysans bien-aimés, ils se révoltent et pas seulement contre moi (qu'importe, n'est-ce pas, si ce n'était que moi), mais contre vous, contre Sa Sainte Gelsitude Victor, empereur et pape !

{Elle va à la fenêtre et écarte vivement les grands rideaux ; le jour entre à flots.)

Voix au dehors.

« Vengeance, Astéria, notre sang vaut ton sang ! Gare à toi, cavalier, voici le paysan ! »

2So L'Hérésiarque

ASTÉRIA.

Entendez-vous, sire ? c'est bien contre vous qu'ils se révoltent ! Celui auquel vous aviez confié votre sceau, le chevalier Marcabrus, vos paysans l'ont massacré. Oui, Marcabrus, et dix chevaliers avec lui. Ceci ne vous suffit- il pas à vous faire sortir de votre calme ? Que vous faut-il de plus? Etait-ce mon chancelier ou le vôtre ? Un cadavre d'ami fidèle, cela n'est- il rien ?

Regardez plutôt.

(77 lui montre le corps du page Aymar qu'il masquait jusque-là.)

ASTÉRIA.

Qu'est ceci?

VlCTORIN.

Ne le reconnaissez-vous pas ?

Cris au dehors.

Astéria ! A mort, Astéria ! Qu'on nous la jette !

VlCTORIN.

Entendez-vous ?

Astéria.

Oui, j'entends, et je comprends. Je lis votre

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