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Acte Cinquième

Le chevalier Thibaut.

Sire, nous avons inspecté les murailles. Les manœuvres ont été si bien dirigées par la reine qu'on n'a dû dégarnir ni les portes ni les tours. Les archers se promènent dans les lices, et les guetteurs sont à leur poste.

VlCTORIX.

Qu'ils surveillent toujours l'horizon, bien que nul danger ne nous menace. D'où pourraitil venir? Nous voici enfin maîtres absolus d'un vrai royaume. Nous ne pouvions guère nous écarter de cette ville avec ces hordes toujours prêtes à la révolte. Mais à présent nous allons prendre notre élan pour de fastueuses conquêtes.

Tous.

Gloire à Victor, empereur et pape !

VlCTORIX.

Vous devez être las des âpres montagnes et

des plaines ingrates. Vous voici au cœur du

jardin du monde. Une pléiade de capitales nous

entoure ; qu'elle soit le collier du nouvel empire.

Ce que vous étiez n'est rien à côté de ce que

vous serez. Villes, palais, trésors, femmes,

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vous aurez tout pourvu que vous m'obéissiez jusqu'à la mort.

Tous.

Oui ! Oui ! A cheval !

Victorin.

Vous me croyiez peut-être morose et fou parce que je fuyais le plein jour prévoyant ce carnage. Mais tout ceci est passé et vous aurez en moi un chef ivre de guerre. M'avez-vous vu cette nuit.? Je me reprends à manier le cheval et la lance. Mais souvenez-vous : jusqu'à la

mort.

Tous.

Nous t'obéirons.

Victorin.

Quelqu'un parlait de la reine. Où est-elle ? pourquoi ne se montre-t-elle pas?

Une voix. Seigneur, la voici.

(Astéria entre avec ses officiers.) ASTÉRIA.

Longue vie à mon époux Victor, empereur et pape !

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