‹ L'hérésiarqueChapitre 82 sur 161 · Acte Troisième 14g · texte numérisé non relu

Acte Troisième 14g

par moi, » eî Paul a confirmé : « Il n'y a qu'un médiateur entre Dieu et les hommes, c'est Jésus- Christ homme. » Elle hyperdule la Vierge, et les Evangiles nous parlent des Irères et des sœurs de Jésus. Elle recommande le jeûne et l'abstinence alors que Paul nous met, en garde contre les imposteurs pleins d'hypocrisie qui interdiront le manger et l'usage des viandes que Dieu a créées pour être reçues avec actions de grâces par les fidèles. Elle ne donne au peuple la communion que sous l'espèce du pain quand saint Paul recommande d'offrir le calice aux fidèles. Elle reconnaît un homme pour maître, le Pape, alors que l'Apôtre a dit : « Le Christ est le chef de son corps qui est l'Eglise... »

Tout ceci est grave... La messe surtout ! C'est là la roche monstrueuse sur laquelle la papauté se fonde avec ses couvents, ses évêchés, ses richesses, avec tout son ventre. Qui la ruinerait engloutirait Rome !

{Un moine entre.)

VlCTORIN.

Dieu vous garde, mon Irère, serait-ce déjà l'heure des matines ?

Le moine.

Non, mon frère.

i5o L'Hérésiarque

Victorin.

Alors, que voulez-vous de moi ?

Le moine.

Un jeune homme vient de frapper à notre porte qui demande avec insistance à vous voir.

Victorin.

Heureux les inconnus à qui le Christ pourra redire : « Venez, les bénis de mon Père, entrez en possession du bonheur qui vous est préparé de toute éternité, parce que j'étais en prison et que vous êtes venus à moi. »

Le moine.

Serait-ce que vous désirez voir ce voyageur ?

Victorin.

Oui, mon frère.

(Le moine introduit un jeune homme puis se retire. Victorin va droit au nouveau venu.) Toi!

ASTÉRIA.

Et quelle autre pourrait venir te chercher jusqu'ici?

Ah! malheureuse, qu'as-tu fait?

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