‹ L'hérésiarqueChapitre 94 sur 161 · Acte Troisième ijj · texte numérisé non relu

Acte Troisième ijj

ier BOURGEOIS.

Les cloches sonnent!

3e BOURGEOIS.

C'est le cortège qui sort de l'église. Voyez, l'échafaud est fini et le bûcher est prêt. Oh ! oh ! entendez-vous ? des cavaliers au grand galop.

Enguerrand (débouchant avec ses chevaliers). Place, manants, place !

Quelques voix.

Sire Enguerrand, sauvez-nous! Sire Enguerrand, protégez-nous !

Enguerrand.

Bonnes gens, soyez sans crainte ; un avis sûr m'informe d'une réunion secrète tenue par les agitateurs de la campagne ; il importe que nous nous emparions des chefs. Je laisse assez d'hommes d'armes pour garnir les murs. {A ses chevaliers.) En route, messires, la prise des rebelles importe plus que le spectacle de ce bûcher.

Quelques voix.

Dieu vous ramène, sire Enguerrand !

(Les chevaliers s'éloignent .)

Ier BOURGEOIS.

Remarquez-vous comme la foule est d'un silence de mort ? Je vous le jure, un malheur se prépare; rentrons, vous dis-je.

2e BOURGEOIS.

Un instant encore. Voici le cortège qui débouche sur la place. Regardons-le passer, nous nous en irons ensuite.

(Le cortège défile. En tête quelques chevaliers avec leurs sergents d'armes. La foule est refoulée sur le devant de la scène. Légers murmures.)

ler BOURGEOIS.

Entendez, entendez, vous dis-je ! J'en ai vu qui ramassaient des pierres. Allons-nous-en.

2e BOURGEOIS.

Oui, mais tout à l'heure ; je voudrais raconter aux miens tout ce qui s'est passé.

(Cortège. La milice bourgeoise fait la haie. Pénitents en cagoule noire et en cagoule blanche.)

Chœur des pénitents.

De profundis clamavi ad te Domine, Domine exaudi vocem meam.

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