FIANÇAILLES DE PIEI'.KE
d'or; puis les salves d'artillerie éclatèrent domuiiit le si(;iial des félicitations et des baise-mains. Elisabeth dut une des premières baiser la main de Mlle Dolgorouki!
Le Comte Millesinio s'approcha à son tour. Lady Rondeau, dans ses lettres bien connues, a certainement travesti ctexa^jérë l'incident qui se produisit alors. A un geste de Pierre écartant la main de sa fiancée qu'il tenait dans la sienne, Catherine aurait répondu par un autre geste violent, qui rapprocha la main disputée des lèvres de l'étranger. Le détail est certainement faux à s'en rapporter à l'étiquette contemporaine, (|ui excluait l'intervention du fiancé sous cette forme : // ne pouvait tenir la main de la fiancée à ce moment. Mais on peut admettre que la jeune fille ait été impuissante, cette fois, à cacher une émotion naturelle et qu insoucieux habituellement de dissimuler les siennes, Pierre se soit laissé aller à quelque brusquerie. Les amis de Millesimo l entraînèrent et le firent disparaître. Quelques jours plus tard il quittait la Russie.
Catherine Dolgorouki eut à subir une autre épreuve. A^assili Vladimirowitch, l'homme au parler franc, voulut la haranguer. On le disait hostile au mariage, n'en augurant rien de bon pour les siens. Il s'exprima en ces termes : « Hier j'étais " ton oncle, maintenant tu es ma souveraine et je suis ton « fidèle serviteur. Je fais appel cependant à mes anciens droits « pour te donner ce conseil : ne regarde pas celui que tu vas « épouser comme ton mari seulement mais aussi comme ton « maître et ne t'occupe que de lui plaire. Ta Famille est nom- » breuse, mais par la grâce de Dieu elle ne manque de rien. « Si donc quelques-uns de ses membres te demandent des « faveurs, oublie la parenté pour ne tenir compte que du « mérite. Ce sera le meilleur moyen d'assurer tout le bonheur « que je te souhaite (I). »
La future Tsarine ne répondit rien, et, soit trouble cause par l'apparition de Millesimo, soit déplaisir ressenti de l'attitude de Pierre, garda pendant toute la soirée un air maussade.
(1} SoLoviov, XIX, 235.
118 L'HÉRITAGE DK PIK.I', IIK LE GRAND
Peu assidu auprès d'elle, semblant l'éviter plutôt, le Tsar paraissait é^jalement soucieux et morose. Au milieu de la contrainte (générale, Eudoxie seule rayonnait. Il y eut feu d'artifice et bal, mais point de souper et tout le monde fut content d'en être quitte plus tôt. La fiancée retourna au palais Golovine avec l'appareil qui l'avait accompagnée à l'arrivée, et ne parut pas se souvenir des paroles de son oncle. Le lendemain, tandis que le Comte Wratislaw écrivait à Vienne, demandant pour Ivan Dolgorouki le titre de prince de l'Empire et le duché de Gosel promis à Menchikov, le bruit se répandit que le jeune Favori allait être nommé grand amiral. Son père serait généralissime; Vassili Loukitch grand chancelier; Serge Grigorowitch grand écuyer; sa sœur, mariée à un Soltykov, grande maîtresse de cour de la future Tsarine. Une curée de places! Ivan Dolgorouki faisait mine maintenant de vouloir se ranger. C'était une de ces natures violemment et bizarrement contrastées, comme on en rencontre tant en Russie aujourd'hui encore, terres vierges, où la fusion des antagonismes élémentaires, produit habituel des cultures héréditaires, n'a pas eu le loisir de s'opérer et où de nobles inspirations mêlées aux plus grossiers instincts semblent perpétuellement se livrer bataille. Débauché et débaucheur, le jeune homme était susceptible de retours, qui, moins éphémères, eussent rendu bienfaisante l'influence qu'il gardait sur Pierre. La légende veut que, surprenant le Tsar au moment où il se préparait à signer un arrêt de mort, le Favori l'ait un jour mordu brusquement à l'oreille. Pierre poussa un cri de douleur, < Vous imau ginez-vous, dit là-dessus Dolgorouki, ce que cet homme va « éprouver quand on lui coupera le cou? " Le charme qu'il exerçait, en dépit de ses incartades et de ses fugues, l'ascendant qu'il reprenait quand bon lui semblait, tenaient peut-être à ces saillies de tempérament et de caractère. Pendant une maladie que le Favori fit en juillet 1728, Pierre coucha parterre auprès de son lit (I). Le jeune homme se mit entête main-
(1) Lefort, 26 juillet, 1728, Arcliives Je Dresde, Conip. IIerrmann Diplomatische Bcitràge, I, 18.
LE NOUVEAU F.VVOlil 11!)
tenant d'imiter son jeune inaihe en se mariant, el, Lovelace converti, imagina de refaire la cour à Elisabeth pour le bon motif. La Tsarevna se récria : elle ne voulait pas d'un sujet pour époux ! Elle en était arrivée d'ailleurs à rei)onsser tout projet de ce genre, ayant pris du yoùt pour la vie libre et pour les plaisirs qu'elle y multipliait et variait à l'infini. On ne comptait plus ses passades (1). Au cœur de l'hiver elle se relira à la campagne, frondant la famille tonte-puissante, battant froid au Tsar lui-même. Mais Ivan Dolgorouki s'entêtait : il lui fallait une femme! Et pendant plusieurs semaines, le corps diplomatique lui-même s'occupa de ce mariage, indiquant comme choisie par le Favori tantôt la fille de lagoujinski. tantôt celle de Mûnnich ou d Ostermann. On sut enfin que le jeune homme avait jeté son dévolu sur la plus riche héritière de l'empire, la plus jolie aussi, Nathalie Borissovna Chérémétiev, ravissante créature, dont le père avait été le grand homme de guerre de l'époque précédente. Ces autres fiançailles furent célébrées le 14 décembre 1729, en présence du Tsar, au milieu dune grande pompe et d'un luxe inouï. La bague du fiancé était estimée à 12,000 roubles et celle de la fiancée à 6,000. Il fut convenu que le Souverain et le Favori se marieraient le même jour, et les bals et les banquets se succédèrent dans l'attente de la double cérémonie nuptiale qui mettait le pays en émoi. Moscou se remplissait de gentilshommes accourant du fond des provinces avec leurs familles. De mémoire d'homme on n'y avait vu tant de mouvement et tant de joie.
Cependant Pierre montrait à ses sujets un visage de plus en plus sombre. De jour en jour, aux côtés de sa fiancée et au sein de sa nouvelle famille, il se donnait davantage cet air d'oiseau
(1) MàGSAN, l"septeinl)re 1729. Atf. Étr. Russie.
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pris au piège qui en eflet paraissait lui convenir dans la circonstance. « La parole du Tsar est changeante. " En méditant ce proverbe national, les Dolgorouki eussent voulu hâter l'événement dont dépendait leur fortune. Malheureusement on était dans l'Avent, et d'autres obstacles de diverse nature firent reculer la cérémonie jusqu'au 10 janvier. Le Conseil Suprême avait assigné 50,000 roubles pour les frais et on avait besoin de beaucoup de temps pour dépenser tant d'argent.
Dans l'intervalle, la famille eut de cruelles alertes. Le premier de l'an, le Tsar sortit dans la nuit, à l'insu d'Alexis Dolgorouki, et se rendit chez Ostermann, ou se trouvèrent deux autres membres du Conseil Suprême . Le vice-chancelier se disait encore malade et gardait la chambre depuis dix jours, et cela seul était pour donner des inquiétudes à ceux qui connaissaient sa manière. Il tramait sans doute quelque chose, ou prévoyait une crise dont il prétendait se garer (I). Pierre vit aussi en secret Elisabeth, qui se plaignait amèrement des Dolgorouki. Ayant tout accaparé, pouvoir et argent, ils la laissaient dans le dénûment. Elle avait contracté l'habitude de mettre la cour à contribution pour les besoins de sa maison, où elle continuait à faire grande dépense, et voilà que, par ordre d'Alexis Grigorovitch, ses officiers de bouche trouvaient maintenant portescloses. Le sel même manquait dans ses cuisines! La famille tirait vengeance du refus dédaigneux essuyé par Ivan qui, de son côté, il l'avoua plus tard, songeait à enfermer la Tsarevna dans un couvent (2). Pierre répondit aux doléances de sa tante par des paroles qui, aussitôt ébruitées et sans doute amplifiées, parurent pleines de menaces : « Ce n'est pas ma faute; on ne " m'obéit pas ; mais je trouverai bientôt moyen de rompre mes chaînes. « Avertis, les Dolgorouki ne surent faire face au danger qu'en se querellant entre eux. Les Vladimirovitchy trouvaient que les Grigorovitchy allaient trop loin, agissaient trop tôt en maîtres. Ivan était aux prises avec sa sœur, qui réclamait les diamants de la grande duchesse Nathalie. Pierre, affirmait-elle,
(1) Liria, 2 janvier 1760. Dix-huitième siècle, II, 190.
(2) Affaire Doljjorouki aux Arcliives d'État à Moscou.
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les lui avait promis. Elle prenait exemple ilaillcurs sur son père et ses cousins, qui, une enquête devait le prouver plus tard, organisaient un véritable pillage du trésor de la Couronne, se disputant les parts. Et déjà la catastrophe était proche, qui allait les mettre d'accord, dans la ruine commune de leurs ambitions.
Le 6 janvier 17;J() eut lieu la bénédiction des eaux. Toujours ennemi de la contrainte, Pierre arriva en retard pour la cérémonie (1) , mais assista à une revue par un Iroid très viF et revint en compagnie de sa fiancée, se tenant debout derrière son traîneau. Peut-être, chapitré parles Dolgorouki ou subjugué par quelque artifice savant de la belle Catherine, voulait-il couper court par cette galanterie aux bruits de rupture qui circulaient trop librement. En rentrant, il éprouva des frissons et le lendemain la petite vérole se déclarait.
Les Dolgorouki furent consternés. Le corps diplomatique s'agita. Le ministre de Danemark crut déjà voir sur le trône Elisabeth ou son neveu, le duc de Holstein. C'était le Schlesvig perdu ! Il courut chez Vassili Loukitch et lui représenta la nécessité de faire quelque chose, en prévision d une issue fatale de la maladie. Quoi? Ce qu on avait fait au moment de la mort de Pierre P'. De la femme à la fiancée, la distance n'était pas grande, et la nouvelle Catherine pourrait régner aussi bien que l'autre. Frères et cousins se concertèrent et ne se trouvèrent pas d'accord. La partie semblait trop grosse aux Yladimirovitcliy, qui multipliaient les objections. Là-dessus, le 12 janvier, Pierre alla mieux et tout le monde respira. Cinq jours après le malade eut l'imprudence d ouvrir une fenêtre, la petite vérole rentra, et il fut perdu.
Cette fois, Alexis Grigorovitch prit 1 initiative des mesures à décider. Des courriers se répandirent dans la ville convoquant les membres de la famille au Palais Golovine. Ayant passé la nuit au chevet du Tsar, le maître de la maison était au lit. On
(1) Voy. à ce sujet, dans le Mesxager hislorù/ite, juillet 1896, une étude de M. Lvov, fixant certains détails inexactement rapportés dans les Mémoires contemporaines. Gomp. KuMYROV, La comtesse Golovkine, p. 148.
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dut se réunir clans sa chambre. » L'Empereur est en danger de mort, » dit-il, « il faut choisir un héritier. »
— Qui pensez-vous? demanda Vassili Loukitch. Alexis leva le doigt au plafond.
— Elle est là!
Catherine avait son appartement à l'étage supérieur. Les Yladimirovitcliy hochèrent la tète; mais Serge Grigorovitch insista, formula la pensée qui hantait l'esprit de ses frères : « Un it testament arrangerait tout. La loi de Pierre le Grand subsiste tait et quel meilleur emploi le maître pourrait-il en faire, « qu en désignant pour lui succéder celle avec laquelle il avait « voulu partager sa couche et son trône? »
L'idée n'avait, eu égard aux circonstances, rien d inacceptable. Les diplomates étrangers discutaient l'événement et le jugeaient probable 1). Mais Yassili Yladimirovitch se récriait :
— Ni moi ni personne des miens ne voudrons être ses sujets. Elle n'est pas mariée !
— Elle est fiancée, répliqua Alexis.
— Ce n'est pas la même chose!
La querelle s'échauffa. Les Grigorovitchy parlaient d'avoir raison des résistances, sabre en main.
— Yassili Yladimirovitch! criait Serge, tu es lieutenant au régiment Préobrajenski et Ivan Alexiéiévitch est capitaine. A vous deux vous pouvez faire ce que vous voudrez de vos hommes...
— Nous serions massacrés ! affirma encore Yassili, et, sur ce mot, il quitta la réunion avec son frère Michel.
Alors Yassili Loukitch se leva, s'assit auprès de la cheminée où flambaient des troncs de chêne et se mit à écrire. Il rédigeait un testament à soumettre à la signature du Tsar. Mais bientôt il jeta la plume. Son esprit inculte hésitait et ses doigts gourds n arrivaient à tracer que des lettres informes. Tous les membres restants de la famille s'attelèrent alors à la besogne, les uns suggérant des phrases, les autres s'appliquant à les reproduire
(l)SBOnMK, LXVI, 128.
LK FAi;X TKSTAMENT 1 2:j
sur le papier et finalement le document appelant Catherine Dolgorouki à rhérita«o de son fiancé se trouva prêt. Mais Pierre le signerait-il? Un doute travesa les esprits et les figures se rembrunissaient déjà, quand Ivan Alexiéïévitcli eut un cri de triomphe. Tirant des papiers de sa poche, il les mettait sous les yeux de ses parents :
— Voici l'écriture du Tsar et voici la mienne. Vous-mêmes ne sauriez les distinguer. Et je sais aussi signer son nom. Je l'ai fait souvent par plaisanterie.
Prenant la plume, il écrivit : « Pierre " et tous s'exclamèrent : « C'était la main même du Tsar! »
Puis il y eut un silence. Les yeux seuls parlaient et se comprenaient, et la chose fut convenue ainsi, sans qu'on ajoutât un mot avant de se réparer. Le Favori présenterait le testament à la signature du Tsar et si pour une raison quelconque, elle ne pouvait être obtenue, il ferait le nécessaire (I).
Encore fallait-il assurer à l'entreprise les concours indispensables. Or de ce côté les objections formulées par Vassili Vladimirovitclî ne parurent que trop justifiées. Au Conseil Siipiihne Galitzine et Golovkine taxèrent le projet de folie. La garde, sondée, se montra hostile. Ivan lui-même s'effraya de ce qu'il avait osé concevoir. Faire si,}>ncr le testament par le Tsar semblait impossible; il n'avait plus sa connaissance, etOstermann, subitement guéri, ne le quittant pas, la plus habile des forgeries deviendrait suspecte, provoquerait des contestations certaines. Déconcertée, la famille agita d'autres idées, encore plus extravagantes : précipiter la cérémonie du mariage en dé-
(1) Tous CCS détails nons sont comins [)ar le dossier de l'affaire Dol{joi'oiiki, aux Archives d'État à Moscou. Comp. KosroMAnov, Mouojrapliies, XIV, 359-485.
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pit (le la maladie du fiancé; jeter la fiancée, même sans bénédiction nuptiale, dans le lit du moribond (1). Ce dernier expédient était peut-être suggéré par une circonstance au sujet de laquelle nous manquons de données précises. D'après divers témoignages, Catherine Dolgorouki était grosse à ce moment, — de Pierre lui-même, selon une des versions, le souverain se trouvant retenu précisément par là de rompre un engagement qui, visiblement, ne lui inspirait que de la répugnance. D'après Chtcherbatov (2), le testament rédigé par les Dolgorouki contenait l'affirmation du fait et la tradition s'en est conservée dans la famille (3). Mais plus tard d'autres suppositions furent mises en avant, dont Lefort s'est fait l'interprète en avril : « La chaste promise du défunt Tsar est heureusement «accouchée mercredi passé d'une fille, digne produit d'un « chevalier-garde nommé Nesterov (4). » Il est infiniment peu probable que laitière jeune personne se soit laissée aller à compromettre sa fortune dans une aussi vulgaire aventure. Mais la grossesse elle-même paraît avoir été de notoriété publique à ce moment (5). Et, sur le chemin de l'exil, cette maternité inavouable devait attirer à la malheureuse des hommages naifs, paysans et paysannes se pressant sur ses pas pour faire honneur, en lui baisant les mains, à celle que le Tsar avait honorée à sa façon (6).
Un assaut suprême des ambitions défaillantes fut en tout cas livré auprès du lit de l'agonisant. Eudoxie elle-même s'en trouva effleurée. On lui proposa la régence. Elle s'excusa sur son âge et sur ses infirmités. Le 18 janvier au soir, comme les médecins ne donnaient plus d'espoir, elle se mit en prières dans une chambre voisine et se prépara à recevoir le dernier soupir de son petit-fils. Ivan Dolgorouki allait et venait dans l'appartement, guettant un instant propice, interrogeant les
(1) Mardefeld, 26 janvier 1730, Sbormk XV, 401. 2; Chtcherbatov, Oeuvres^ II, 190.
(3)DoLGOROUKov, Mémoires, I, 295.
(4) 17 avril 1730. Archives de Dresde. Comp. Sbornik, V, 377. (SjMagnan, 20 mars 1730. Aff. Étr. Russie. (6)Lemèine, 27 juillet 1730. Ibid.
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visages que la peur rendait muets, se désespérant de toujours voir, entre lui etle moribond, l'impassible figure d'Ostermann. A tout hasard, il avait signé un exemplaire du testament et tenait l'autre prêt. Mais le vice-chancelier faisait bonne garde, et Pierre continuait à délirer. A une heure du matin, on l'entendit demander des chevaux pour aller chez sa sœur Nathalie. Quelques instants après il expirait. Manstein veut qu'à ce moment Ivan Dolgorouki ait parcouru le palais Tépée à la main, en criant : «Vive l'Impératrice Catherine! » Ne rencontrant pas d'écho, il rentra chez lui et bnila le testament. L'enquête minutieuse, dont les moindres actes du Favori furent l'objet dans la suite, n'a rien révélé au sujet de cette tentative qui de la part même du jeune fou semble peu probable. Pour évoquer et faire acclamer un pouvoir nouveau au bord de l'abîme où TEmpire sombrait une fois de plus avec l'Empereur, cette voix solitaire ne suffisait pas.