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Bùhren n'avait pas attendu longtemps. Le soir, {fiandc illumination ; mais celle-ci eut à lutter avec une aurore boréale exceptionnellement puissante, (jui parut couvrir riiorizon de san;; et passa plus lard pour uuprésa^'c, l'aube roujje du règne qui commençait.
Le lendemain fut lugubre et sanglant en effet. Simon Andréiévitch Soltykov, le héros de la veille, se réveilla lieutenantgénéral, sénateur et major des gardes Siémionovski. Un peu plus tard, le grade de général en chef, le titre de grand maître de la cour et un domaine de dix mille serfs s'ajoutèrent à sa récompense. En quittant Moscou pour Pétersbourg, Anne devait lui confier le gouvernement de la ville et le créer comte à cette occasion. Il occupa ce poste pendant trois années, puis fut jugé par Biihren insuffisamment docile encore et remplacé par un prince Bariatinski qui disait : « Saluez bas et vous monterez haut. 15 Les Galitzine furent ménagés d'abord. Dmitri Mikbadovitch se retira dans son domaine d'Arkhangielskoié et s'y fit oublier jusqu'en I7;{7. Poussé par Kantémir, Biihren renouvela contre lui à ce moment le vieux procès du majorât plus ou moins injustement enlevé au poète. Et l'ancien viérkiwvnih acheva son existence, l'année suivante, dans une casemate de la forteresse de Schliisselbourg. Le feid-marééhal, Michel-Mikhadovitch Galitzine, se vit nommer Président du Collège de la guerre tandis que sa femme, née Kourakine, devenait grande-maîtresse de cour. Mais le brave soldat ne survécut que quehpies mois à la ruine des espérances partagées avec son frère, échappant ainsi au spectacle des persécutions et des déchéances prochaines, qui attendaient les autres membres de sa famille et de son parti.
Car ces deux débris du grand règne durent à l'ombre de Pierre I" qui les couvrait de ne pas partager de suite le sort réservé aux vaincus dujoiu-, alors que les vainqueurs montaient au pinacle. Une clameur pres(|ue universelle vouait les Dolgorouki à d'immédiates représailles. Le parti allemand faisait chœur avec la noblesse pour leur imputer tous les crimes
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imaginables. Alexis avait mis la main sur le diadème des Tsars et n'y laissait pas une pierre ; Ivan s'était approprié les ornements sacerdotaux en service à la cathédrale de l'Assomption... A son tour, la Presse étrangère s'emparait de ces accusations, pour les exagérer encore. h'Europaeisc/ie Faina, le Genealofjische Arc/iivarius, le Becueil des Gazelles, la Staais 7tnd gelehrle T^eitiinq, le Reichspost Reiler, le Mercure, la Gazelle d'Uirechi entassèrent fables sur fables et diatribes sur diatribes. Anne n'avait pourtant pas besoin d'être poussée ! Le 8 avril 1730, un oukase exila Vassili Loukitch et Michel Vladimirovitch en les nommant gouverneurs, l'un en Sibérie, l'autre à Astrakhan. En même temps, Alexis était, relégué avec sa famille entière dans la plus éloignée de ses terres, après que tous, et Ivan en particuliei', eussent été interrogés, « avec menace de mort 5) , au sujet du faux testament attribué à Pierre IL L'ex- Favori affirma n avoir entendu parler de rien. On le tint quitte pour le moment; mais ce ne fut que partie remise. Il était marqué pour le bourreau.
Dépouillé de ses charges et de ses honneurs, il gardait sa fiancée. Au milieu du sauve-qui-peut général faisant le vide, à cette heure, autour des opabiyïé (disgraciés), Nathalie Chérémétiev avait déclaré vouloir partager le sort de son futur époux. Vingt-sept ans plus tard elle devait écrire : « C'est la « mode aujourd'hui d'aimer un jour l'un, l'autre jour un autre. « J'ai montré au monde que je savais être fidèle à un amour « unique. » C'était un amour né d'un regard, comme celui de Juliette. Elle ne connaissait pas le jeune homme avant les fiançailles; elle ne savait certainement rien de sa vie passée; contre le vœu de tous ses proches, elle s'obstina à être sienne. Aucun des Chérémétiev^ n'assista au mariage. Serge Dolgorouki, le frère d Ivan, et ses sœurs, emmenèrent la fiancée à Gorenki, « comme pour un enterrement « . Tout le monde pleurait. Trois jours après, il fallut partir. Le lieu d'exil était Nikolsk, dans le gouvernement de Penza. Et ce n'était qu'une étape. Comme pour Mencbikov et pour les mêmes raisons sans doute, le châtiment fut gradué. Au bout de quelques mois, le
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12 juin 1730, les exiles reçurent un nouvel ordre de déjiinl — pour Bérézov, cette fois, comme lautre.
Une confiscation {]éncralc des biens de la iamille accompagnait aussi l'arrêt. Nathalie se mit en route avec ÔO roubles empruntées à sa Madame, une gouvernante (pion appelait ainsi, bien qu'elle fût allemande, comme semble rindl(juer son nom : Marie Standen. Catherine Dolgorouki, rcx-liancéc du Tsar, était également du voyage. On lui laissa, pour toute fortune, les robes (ju'elle devait porter à 1 occasion de son mariage manqué. [>a prison, où les Menchikov avaient été enfermés d'abord, attendait à Bérézov ces nouveaux hôtes, avec la même solde : un rouble par jour et par tête de prisonnier. Et la livre de sucre coûtait là-bas neuf roubleset demi ! Ils mangèrent avec des cuillers en bois et burent dans des gobelets en plomb. En 1731, Nathalie accoucha d'un fils, qui eût pour parrain le major Petrov. Des relations établies peu à peu avec la garnison du lieu valaient aux malheureux quelques complaisances. Quelques bijoux qu ils avaient réussi à garder y aidaient. Mais cette bonne fortune devait encore leur être fatale. En [734, la mort d'Alexis rendit Ivan chef de la famille. A la faveur de la liberté relative qui lui était accordée maintenant, le jeune homme se laissait aller à reprendre ses anciennes habitudes. Lié avec un officier de marine, Ovtsine, il partageait ses débauches. Plus tard on a fait de cet Ovtsine un amant de Catherine Dolgorouki. Rien ne prouve qu'elle se soit départie ainsi d'une fierté dédaigneuse, qui semble au contraire l'avoir mise en défense toujours contre les nouveaux amis que les siens se donnaient. Le vrai coupable fut Ivan. S'enivrant avec son compagnon, il tenait des propos inconsidérés, évoquait le souvenir de son ancienne liaison avec Elisabeth , (piil appelait familièrement Elizavetka, tout en lui imputant sa disgrâce. Il donnait des détails sur les amours de la Tsarevna avec le grenadier Ghoubine, et racontait des scènes d'orgie à Pokrovskoié... Le bruit en transpira. Va\ 1737, une première dénonciation fit perdre aux captifs les commoditiis dontils jouissaient. Défense leur fut faite de quitter leur priso.n. La garnison con-
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tlnua cependant d'y fréquenter. Un employé de la douane de Tobolsk, Tichine, s'éprit de Catherine Dolgorouki. Outragée par des hommages trop pressants, elle se plaignit à Ovtsine, qui, avec l'aide de deux camarades, châtia l'insolent. Nouvelle dénonciation et nouvelle enquête. Ordre de séparer Ivan de sa femme et des autres membres de sa famille. Il fut enfermé dans une hutte en terre {ziémlianka). A force de supplications, Nathalie obtint d'aller l'y visiter pendant la nuit. Elle lui apportait à manger. Une nuit elle trouva le cachot vide. Ivan, deux de ses frères et d'autres complices, soixante personnes en tout, avaient été enlevés brusquement et conduits à Tobolsk. Laissée à Bérézov avec son fils Michel, âgé maintenant de sept ans, un troisième frère d'Ivan et ses belles-sœurs, Nathalie tombait aux pieds des passants, s'arrachant les cheveux et demandant : « Où est Ivanouchka? »
Elle ne devait plus le revoir, A Tobolsk, une commission présidée par Ouchakov, un parent du terrible chef de la police d'État et Souvorov, le père du futur grand homme de guerre, interrogea Ivan Dolgorouki au milieu de supplices qui lui faisaient perdre la raison. Il dit tout ce qu'il savait sur l'histoire du faux testament de Pierre II et même ce qu'il ne savait pas, et Anne put assouvrir un ressentiment qui n'attendait que des prétextes. Au commencement de 1739, Vassili Loukitch, Serge et Ivan Gngorovitchy, Vassili et Michel Vladimirovitchy rejoignirent leur cousin dans la forteressse de Schlûsselbourg. Serge, ayant réussi entre temps à rétablir ses affaires, à force de souplesse, venait d'être nommé ambassadeur à Londres. Une audience de congé, pour laquelle l'Impératrice ne trouvait pas de loisir, retarda son départ et le perdit. Le procès, cette fois, fut instruit par Ostermann en personne. Un couple de canards offerts à Alexis Dolgorouki par une pauvre veuve y figura parmi les chefs d'accusation! L'arrêt, prononcé le 31 octobre 1739, condamna Ivan Dolgorouki à être roué, et à avoir la tète tranchée ensuite, Vassili, Serge et Ivan Grigorovitchy à la décapitation simple. Vassili Vladimirovitch et son frère Michel, jugés dignes de la mort égale-
LES SI PPLICKS ir,<.>
ment, étaient recommandés à la clémence de la Souveraine. Le () novembre, deux jours avant lexécution, on interro-^ea encore les condamnés, en chambre de torture, sur le dessein qu'ils auraient eu, en 17;J(), d'établir la République. Ivan Alexiéiévitch persista à affirmer qu'il n'v pensait aucunement.
Une légende s'est conservée sur le courage héroïque dont il aurait fait preuve pendant son supplice, qui eut lieu à Novgorod. On l'a représenté récitant une prière jusqu'au bout et en scandant les paroles à mesure qu'on lui rompait les bras et les jambes. Le récit n'a rien d'invraisemblable, eu égard aux exemples multiples que l'histoire contemporaine nous fournit dune endurance et d'une fermeté d'âme prodigieuses chez les suppliciés de toute catégorie; mais il ne parait pas exact dans les détails.
« Une fin aussi inattendue, aussi terrible, aussi pleine de « souffrances, ') a écrit le petit-fils de la victime, le prince Ivan Mikhaïlovitch, dans des Mémoires encore inédits, « rachetait « toutes les folies de sa jeunesse, et son sang, en arrosant ce sol « novgorodien, antique berceau delà liberté russe, doit récon- « cilier sa mémoire avec tous les ennemis de notre famille, u L infortunée famille a droit d autant plus à cette indulgence posthume qu'elle fut sévère pour elle-même. Un des frères d'Ivan, Alexandre, emprisonné à Vologda avec son cadet, Nicolas, se laissa griser par un commissaire-enquêteur et lâcha des aveux compromettants. En revenant à lui, il s'ouvrit le ventre avec un rasoir, mais n'en passa pas moins pour un traître parmi les siens. Ses bourreaux le sauvèrent pour lui donner le knoute et lui couper la langue, ainsi qu'à Nicolas.
Cette dernière exécution eut lieu le 28 octobre 17 40, vers la fin de ce qu'on continue à appeler en Russie d'un nom détesté, synonyme d'iui régime de sang et de boue : la Bironovchtchina, le gouvernement de Riihren, ou Biron. Nous aurons à voir jusqu'à quel point le nom et le sens qu'on lui donne sont justifiés. A la date ci-dessus indiquée, Anne Ivanovna étant morte, Bûhren devenait Régent pour quelques
Kio l'iiérita(;k i>k riKiniK lk giiand
semaines, maître sans partage, — et il se bâtait de gracier les condamnés; mais l'ordre arrivait trop tard.
Le troisième frère d'Ivan, Alexis, emprisonné à son tour à Tobolsk, servit plus lard comme matelot au Kamtchatka.
Catherine Dolgorouki fut enfermée dans un monastère de Tômsk, un des plus pauvres de la Sibérie. Cinq cellules et une infirmerie y contenaient sept nonnes vieilles et impotentes, vivant d'aumônes. L'Altesse Impériale déchue partagea une des cellules avec la plus valide de ces compagnes, qui était chargée de la surveiller. Les jours de grand froid, le soldat de garde y couchait aussi. Elle ne pouvait que très rarement quitter cette prison, pour respirer un peu d'air frais. On lui permettait alors de monter au clocher de la petite église en bois faisant partie du monastère et elle y avait une vue sur Tomsk comme distraction. La légende veut qu'un officier soit venu là lui réclamer la bague des fiançailles qu'elle gardait encore. — « Coupez-moi le doigt! » répondit-elle. Le trait est presque certainement faux, mais peint bien le caractère de laitière personne. Elle resta à ïomsk jusqu en décembre 1741, époque à laquelle Elisabeth, montant sur le trône, la fit revenir à Pétersbourg et voulut aussitôt la marier. Cette « fiancée du Tsar », ainsi qu'on l'appelait toujours, était d'un voisinage gênant. Elle résista longtemps et ne consentit qu'en 1745, et par lassitude, à épouser l'Ecossais Jacques Bruce, qui ne lui inspirait aucune affection. Peu après son mariage, elle alla à Novgorod prier sur la tombe de son père et de ses oncles suppliciés et décida d'y construire une église. Mais elle mourut quelques mois plus tard, en ordonnant de brûler tous ses vêtements, pour que personne ne piit porter la dépouille de celle qui avait failli être Impératrice (I).
Nathalie Dolgorouki est l'héroïne la plus certaine et la plus touchante de ce sombre drame. Toute la Russie a récité les vers de Kozlov consacrés à sa tragique destinée. Après l'enlèvement de son mari, elle fut retenue encore à Bérézov près de
(1) Averkiéva fait de l'ex-fiancéc du Tsar l'héroïne d'un drame [Razionchennuïa niéviésta) qui a été publié par le Messager russe, 187G.
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deux années et ne reparut à Moscou <|uc le 17 octobre 11 M), jour de la mort d'Anne Ivanovna. Elle vécut quelque temps chez son frère, « le riche Lazare » , comme on l'appelait, Pierre l5orissovitcli Chéréméliev, qui, à la tète d'une forlune immense, laissait les enfants de sa sœur aller pieds nus dans la rue. Ayant achevé leur éducation et marié l'aine de ses fds, elle se rendit en 1758 à Kiev et s'v retira dans un monastère. Neuf années plus tard, des pécheurs plongeant leurs fdcts dans le Dniepr virent une femme en vêtements noirs se pencher sur le lleuve et y jeter une bague. C'était Nathalie Dolgorouki, qui, le même jour, ayant quitté ainsi le seul objet qui, dans sa pensée, la rattachât à un passé évanoui de joies et de douleurs profanes, prenait la i/i/^mo, le voile des nonnes vouées aux plus grandes austérités. Elle n'avait cependant pas noyé ses souvenirs. Dans sa cellule, au milieu des prières et des jeûnes, elle composa des Mémoires, qui, malgré elle, lièrent encore le passé au présent, car elle eut à y enregistrer de nouvelles épreuves. « Encore un coup! » écrivait-elle en 1 7(58 , en apprenant la mort d'un des siens. Elle expira le 31 juillet 1770, après avoir tracé ces derniers mots. « J'espère que toute âme chrétienne se réjouira de ma fin, en pensant : elle a cessé de pleurer. »
Le manuscrit de ces Mémoires, un cahier de 48 feuillets, contient sur les marges un grand nond)rc de dessins allégoriques à l'encre de Chine. Le premier représente Sainte- Barbe, martyre, très vénérée à Kiev.
Élevée à Varsovie, comme sa belle-sueur, Nathalie y avait également reçu une éducation soignée. Elle l'ait un emploi fréquent de mots étrangers. En général pourtant, son style est celui du xvif siècle, avec des locutions et des tournures populaires. En parlant de son mari, elle dit toujours, « il " , sans le nommer, comme fontaujourd'hui encore les [)aysans quand ils parlent d«>s morts. Le récit qu'elle fait de son voyage en Sibérie rappri relui du protopope Avvakoume, l'adversaire proscrit du {>. v.iaichc Nicone. Ce qui l'ra|)pe dans sa persoiiiumorale et ' i rend singulièrement expressive et typique, c'est
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que, victime résignée, elle n'est nullement passive. Elle cite bien Job, disant qu'à son exemple, elle n a jamais accusé Dieu au milieu de ses épreuves; mais, écrivant à un âge avancé et face à face avec ce même Dieu, si elle ne se plaint pas, elle s'indigne volontiers ; elle a des mouvements de colère, de haine, voire d'orgueil familial. Elle parle en femme rancunière, cette nonne, d'Anne Ivanovna, «quiétaithorribleà voir," et en patricienne offensée de Bûhren « qui faisait des bottes « pour son oncle, n Trait inexact d'ailleurs. Son sang bout toujours, affirme-t-elle, au souvenir de.s infamies commises par ce parvenu. Et elle n'oublie pas un instant que, tout en s'appelant maintenant la sœur ISeclaria, elle est une Dolgorouki, comme en descendant l'Oka, sur le chemin deBérézov, elle n'avait pas oublié les traditions de l'aristocratique harchtchina, et, pour avoir une suite à défaut d'autre domesticité servile, se plaisait à attacher aux flancs du navire un esturgeon vivant. L'invention ne laisse pas, au surplus, de révéler un tour d'imagination poétique, et les Mémoires en portent la trace en maints endroits. Le jour de son mariage, raconte-t-elle, « les murs humides de la maison de son père semblaient l'aider à pleurer. »
Le règne commençait alors, qui devait coûter à elle et aux siens tant de larmes et tant de sang. Je vais essayer maintenant d'en retracer la physionomie.
(1) La biographe de Nathalie Dolgorouki a été écrite plusieurs fois, notamment parGlinka, Mordovtsev et Mme Tolytchev. Ses Mémoires font partie des publications de V Archive Russe, 1867. Pour Fliistoire de sa famille j'ai consulté : K. L ArsÉMEv, Le règne de Pierre II, 18.39; Chvchkhulskj , L'avènement de V Impératrice Ainte, Messaijer Busse. 1859; Piékarski, Le voyaqe de r Académicien Delisle a .BeVf'ioiM Mémoires de l'Académie des Sciences, t. VI); Mikhaïlov, Docuuients, p. 152 et suiv; Documents publiés dans \ci Lectures de la Société pour V étude de r Histoire, 1864, livre I; KonsAKOv, Traits de In vie des hommes d'État russes, 1891 ; Ignatiev, Notice Inographique sur la princesse Dolgorouki, Archive Russe, 1866; GouLAiEV, Les princes Dolgorouki, Antiquité rw^se, t. XXIII; A Soulotski, La princesse Dolgorouki, Messager russe, 1880 ; MikhniÊvitch, Les deux fiancées de Pierre II, Messager historique, 1898; et les Mémoires du Prince Dolgo-
ROUKOV.