DE L'ILE SAIIÏT-LOUIS
nrois des mains des femmes , vont se lÎTrer à des études pitts sérieuses, que M. de Mérange dirige sur un plan dont le philosophe André est Pinventeur. Je ne puis le faire connaitte ici qu'en indiquant la base sur laquelle il repose. M. André établit en principe « que les hommes pensent d'après leurs inclinations , parlent d'après leur instruction , et agissent conformément à leurs habitudes. » Eu conséquence, Téducation, dans son système, a trois objets dis- ^ tincts : diriger les penchans , faciliter Finstruction, former les habitudes. A en juger par quelques-uns des résultats dont j'ai été témoin, cette doctrine renferme tous les élémens d'une éducation parfaite.
M. de Mérange^ dont la conduite et lessentimens sont également libéraux , a formée dans un corps - de - logis séparé de son habitation, une espèce d'école dont il paie les maîtres , et dans laquelle il admet les enfans de quelquesuns de ses* voisins. Je ne connais pas d'établissement plus honorable et plus digne d'un véritable citoyen.
A quatre heures , le travail est fini dans cette maison , ou du moins tout ce qui s^ fait dans