LA FEMME SAVANTE
pe«r aUer a« Mssëe Britannique admirer les ckefs-^'œuvre de Tantiquité, ces monomens respectables des arts ; après quoi elle retourna chez elle , se fit servir son dîner qui n'est jamais com-* posé 4ue d'un sed plat de viande avec des légumes et des fruits, ne but que de Feau piire y fit sa toilette à la hite , et termina la joumée. dans une coterie littéraire où elle pérora pendant deux heures, debout et avec la véhémence d'un pmtenr de profeaaion.
Lady Blanifidd ne pout sonffirir mon étourdi de cousffl r^cier aux gardes, et celui - ci de son cdté4tti rend le même sentiment avec usure. U m'a jnié mainte et mainte fois qu'il aimerait mieux vivre avec une Meg-Merrilies ^ qu'avec elle* B traite de gimioire ses comiaissanGes en grec , en latinet en mathématiques, et dit, en imitant son ton pédantesque et affecté , ipi'nne femme qui porte des lunettes et qui parle latin est ranfti4ote le phis efficace qu'on puisse trou-* ver contre r:2anour.
ht lendemain du jour oh j'avais reçu la visite
* Personpa^gc de Guy M4iUttermg, roman de Waltcr Scdtt.
«U là
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^eiady Blandfield, j'aliai toirirnsferess Btatéf^ jeuse dame de ma conaaissasce, q«i n'est marine ffute depuis deu ans. Son «xténenr, ses WA-^ niàres, 963 €ic€npai)MshabitacUe&, iarmaiMtan tâl contraste «Tec J» saMnte ÉDot je idens de parler , que je croîs sdn portrait ifigne d'être mis sous les yeux de nés lectrices ,. et de fixer le» attenlioa.
< Mistres# Heardy se met avec urne élégance qni n'a rien d affecté. Elle n^est pas d'nne baate taille f mais «lie estfâte à ifttir> et P^nne trpiive en elle aucon trait qni ne soitëminenH ment lémiiim^ Son leint est brillmâ dé fraklieur , son sourire *&nid^, nais, le plns^ préTOnant que ^'aie jamais v« {«Me estpoliesans ;>étrecéfé«toni^ose^ et son accueft pkin de^ ddncou# voîis annonce qu'elle peut vous accorder son ^timo , mais çue tonte sa ti»dresse est réservée à son époux. »
. E^e venait de donner le sein à sa filte quabd j'arrivai , et me fit ses excuses de m'as^oir fait attendre. Â vîngt-^&nx ans jette eoélinué encore à prendre des leçons 4è tous ses maitres 9 ^Sn d^augmentér ""ses moyens de pïaire i son
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iBari.f.'.et île se jBsUré eti état d'instruire dle^ même ses enfans j f uaitd iis seront j^us avan* ces ea: ige. Me remplit tous les devoirs d'niie œaltfefise de maisim sans en £aiire parade » sans i|n*ox puisse s'apercevoir des soins qu'elle prend à cet égard. Elle trouve toujours le tems de ce^ cevoir ses amis avee aisance et cordialité ^ et d'accompagner son mari dans ses promenades •da matin; Toiqonti soumise > à ses moindres désirs t elle assuré par sa conqpiaisance son empire mr son cœur j et fortifie cbaque jour des liens que le t^ns doit rendre iadi^ohibles.
- Elle s'était levée, à kuit hemes , avait déjeûné -une Itenre après ^ avait fait une visite à son jar- :dia el àsa vûlîère > donné audience ii une denûdonsaine cte pauvres femmes qui subsistent des secours qu'elle leur* accorde , prodigué à saMle tous les soins d'.upe bonne mère; elle attendait son mari pour aller avec loi faire le tour i'Hyde-^P0rk , et devait dans la soirée pincer .de ia harpe dans une assemblée dwisie , et par .conséquent peu nomlwettse.
Le coàtsaste ^st si fitapp^mt qu'il est inotile de faire aucune observation pour 1* f^dre res-' sortie. Ct& éev caractères sont diamétralement
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opposés y et cependant cbacane de ces femmes est consé^ente dams ses principes et dans sa conduite. Je finirai pat en esqnisseran troisième; et j^emploierai pour cda les propres expressions de mon fenae consm k.ipi je svis redevable Ae ce tableau.
V Etant de garde samedi dernier, me &t4 un jour, je yh lady.Gayfield passer en yoitve dans Smnt'JamiS'^mt , sans qu'il me £àt pos^ sible de me dispenser de la sahier. Elle fit arrètei: son équipage v me fit signe d'approcher , et m 'invita à passer chez elle le lendemain à midi , at^ tendfi qu'elle avait quelque cbose de très-particulier à me dire. Je lui promis de n'y pasman^ quer, mais j'eus soin: de n'y aUer. qu'à deux heures dans l'espoiripi'.eite serait sortie, cariés visites du matin sont une corvée infernale, et j'aimerais^afitantaller au ...... '> -' '
Ici je.rinterrompiSé «Ne jurez pas, mon cher.coiisînl » ; ..
» Aller an fcmd de la Sibérie ,eontimia-t-iU que d avoir un téterà-téte avec une femme aussi nianssade que lady GayfieUy qui West ni jeune , ni j(^ie, ni gâtante.:: -
n Af atheureusement die était chez elle: on
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me fit entrer ; je la trouvai à demi coudtée sur mi'sopha et paraissafit accablée d'un emmi que je tronyai contagieux. Eâe me dit que son faut eji: dëstraitt de me ymt était dé sauver un de mes camarades d^uiie artei^timi dont il . était mé* nacë, le hasai'd lui ayant appris que son pirocu-r reuFi était chargé d'obtenir un mandat d'arrêt coatre.Iuililarequete.dun.de ses créanciers.
Je là: remerciai beaucoup , et Tassmrai que j'au-^ rais grand soin que mon ami ne tombât point entre les mains des Philistkis. £llé me dit alors qu'elle avait passé tonte la nuit précédente k une assemblée ; qu'elle avaîi trouvé en rentrant des demandes si pressantes de difiéi^ns marchands, qu'elle n'avait pu fermer Tœil de la nuit , et qu'elle avait .passé quatre heures de la matir .née i leur écrire pour tâcher d'en obtenir du tems. Elle ine montra une de ces lettres dans laquelle il y avait douze mensonges, et elle.leor disait h tous qu'elle était à la campagne.
» Elle eut une si forte attaque de nerfs qu'elle allait prendre de Téther ou de Topium selon son usage ; mais je lui conseillai le Madère ccmune un remède souverain cwtre les
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Tapeurs : ce conseil n-élait pas dësinté^essë *, car je sentais que j'en avais besoin. Tfdvs yidâiftes une bonteiUe en mangeant nne rétie anx ainchoix. Jtia recette opéra à mèrreilfe ; elle repiit sa gatté, et inédit qu'elle ne penaeraitptiisàseser&aiGiers^ Je I9 quittai à trois Meures, après lui avint à»mandé domment ^e comptait passer la jdnçnëe:. » EPp me dit qn'eUe allait se coucher me couple d'heures , et que si die ne ponTait iat^ mir elle se ferait Bre par sa femme de chamlure un roman qi|i ëlait sur son sopBa. Ten parcourus quelques pages , et )y trouvai une déclaration d'amour, ui^ enlèTffltnent, niie tr^ison et un assassinat. EHe avait ensuite fait la partie d'aller avec un jeune pfficiàr de dragcms entendre ToEfiée du soir à i')iospke de la U^deleine. Je ne savais trop s'il fellàit attribuer ce projet à la piété ou à la éttriosité , mais je susi quoi m^tti tenir quand elle lue dit quHl était du bon ton d'y aller, et qu'on y entendait de tr^<^belles voiis. Elle m'invita à l'y ac4Dompagner aussi , mais je la remerciai en prétextant un autre en^gement. » J'appris depuis qu'elle avait dtné après l'office , entre huit et neuf heures , et qu'elle avait
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perdu au jeu une somme considérable. J'espère que voilà jiin dimanche pass4 d'une manière bien édifiante ! S.i elle, avait fait quelipies mensonges de moins , qu'elle fût restée chez elle , qu'elle ~ n'eût paiB joué ^ ceU autiit $ans dimte valu tout autant ; mab chacun a son goût , et jamais je ne trouve à redire aux plaisirs de personne.