‹ L'Hermite de Londres: ou, Observations sur les mœurs et usages des Anglais au commencement du (volume 2)Chapitre 41 sur 50 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

29O UN BAL MA.SQUï^.

rement pas été ! — Tout cela est vrai^ Mylord^ mais me direz-vous à votre tour pourquoi vous avez pris , pour aller au bal , Thabit d'un grand d'Espagne au lieu d'un domino? Pourquoi vous avez préféré une prétendue Espagnole à votre malheureuse femme? Pourquoi, quand Tobjet de votre premier caprice vous a quitté un instant , vous avez cherché à séduire une autre femme vêtue en religieuse? — Fort bien, Madame , fort bien ! Mais , quoique vous ayez pu me faire espionner au bal , ne croyez pas m'ea trouver plus disposé i fermer les yeux sor votre conduite. Demain vous serez comiue ; demain. . •- Et vous , Monsieur, vous montrerez-vous enfin ? dit-il au cavalier qui était encore sous la table. Je vous attends dans trois heures derrière Ies< murs de Paidington. En attendant, sortez de chez moi à Tinstant, à moins que vous ne préfériez que je vous jette par la fenêtre. — Me ^oici , Mylord , dit Louisa en se levant et en ôtant son chapeau. Me recoanaissez-vous ? — De par le ciel J c'est une perfidie , une conspiration ! Je l'avoue, je suis: coupable... , mais pas autant que vous pourriez le croire. Allons^ Tanny, coavenez-^en, vous étiez au kd. Quel

costume ayiez-yous? — O n'était pas celui d'usé Espagnole, Mylord. Mais m'assurez-vous que TOUS n'y avez pa3 donne de rendez-vous?-^ Je vous le jure par.... — N'achevez pa»^ Mylord, lui dit-elle en lui mettant la main snr la bouche. N'en avez-vous pas un pïës de New-Road? — Non , certainement. — Pour dller ensuite à Dai^ chat F' — Et non , vous dis- je. Qui peut vous laini songer h Datchel? — Et vous ne devez pas retrouver là religieuse dans Hyde-Park? — Non, mille fais non ! — Fi , Mylord , fi ! » Et en même tems elle lui montra sa bagne. « Mort et con« fusion ! s'ëcria-t-il d'nn ton humilie , ceci est trop fort ! — Vous étect trqp vieux soldat pour avoir peur. — Faouiy , s'écria lord Foppmgton , n'abusez pas de votre vicloire ! Je juis battu complètement , mais pas autant que je le mérite à mes propres yeux. — Ceux de Maria vous en consoleront. »

La soeur intervint ici , servit de médiatrice , et il s'ensuivit une réconciliation. Des promesses pour l'avenir assurèrent ne amnistie générale pour le passé. Loord Foppington renonça à sa liaison avec Maria , et, au lieu d'aller avec elle à Datchfi, il partit avec sa femme pour Batfa, où il passa un mois qui lui parut aussi délicieux

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que le premier de ceux qui aTaient suivi son mariage.

' On dit que les qnerelles entre amans amènent souvent an renouveltemeat d'amoor. De mtoe une réconciliation est une ronte qui conduit quelqaefois à un redoublement d'affectiou ; mais c'est un chemin dangereux , et dans lequel il ne faut pas s'engager avec trop de confiance; Que tous les maris inconstans n'espèrent pas trouver une lady Foppinglon. Il en est' tant qui songeraient à d'autres moyens de vengeance .' La bague , le rcndes-vons, l'accès de )alousie causé par le prétendu cavalier, tout cela réuni rendait la leçon excellente , et elle ne liit pas inutile. Lady Foppington garda toujours la bagué comme un trophée de son triomphe ; mais sou mari lit encore mieux : il tint sa promesse.

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