LA DEMI-PAIE
Positis inglorius armix,
Lacrymit humectât grandiius ora.
VuicaK.
Il drpoce ici armes, et des pleurs inondem soa visage.
"% QuA^JsIa paix fut faite» me dit un jour le capitaine Sandy, je devins un désœuvré. D'abord je rendis visite à mes connaissances , à ce qu'on appel ie des amis. J'avais servi si long-tems sur le continent, que tout ce que je voyais dans ma patrie avait pour moi l'intérêt de la nouveauté. Mais bientôt cette unique sorte de mérite s'évanouit ; Tennui s'empara de moi , jeta une teinte obscure sur tous les objets , et me fit regretter
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la tie errante d^unsoldat , le champ de bataille , se& ëmotions et ses dangers .
M Un jour , me promenant dans la belle allée du parc de Saint" James , j'aperçus à droite et i gauche un grand nombre de militaires. La redingote et les pantalons bleus , la cravate de soie noire et les éperons , annonçaient le dragon réformé ; car , hien que récolier , le fat et le petit-maître en boutique empruntent quelquefois ce costume , l'œil d'un militaire recousait toujours un dragon. Le surtout et les pantalons griSf un air moins aisé, une mise moins recherchée et des bottes à la Wellington , sans éperons , faisafent distinguer l'officier d'infanterie réduit aussi à la demi-paie. Tous deux sortaient de quelque second étage de Su/folk-street , de quelque chambre de derrière dans les environs du Strandy ou de quelque retraite obscure dans les faubourgs ; se promenant sans but , et sifflant faute de savoir à quoi penser.
» Je distinguai facilement, parmi mes confrères de réforme , les trois nations gouvernées par le même sceptre. L'Anglais paraissait, sinon satisfait , du moins résigné. L'Irlandais semblait