‹ L'Hermite de Londres: ou, Observations sur les mœurs et usages des Anglais au commencement duChapitre 27 sur 43 · ASSEMBLEES · texte numérisé non relu

ASSEMBLEES

n'avoir pas vëcu du tems de Platoa , de Socrate , sans quoi elle aurait, comme Axiotéa et d'autres jeunes Athéniennes , pris des habits d'homme pour aller emprunter des lumières à ce grand foyer de sagesse.

Ces remarques , et d'autres observations qui sentaient également Taffectation et Tenilure , faisaient le fonds dç sa conversation , que les malades et les convalescens écoutaient en silence , et qui faisait bâiller les pauvres cousins.

Je vis que madame avait la prétention d'être savante , que les auteurs en faisaient leur profit , et que , pour fournir aux dépenses d'une femme bel-esprit , M. OUapod était obligé d'enfier les mémoires de ses malades , en leur prescrivant double dose d'opinm , d'eau de menthe , etc. Cette c0nvenazione opéra sur moi comme un puissant narcotique , et me fut beaucoup plus utile que tout ce que j'avais pris jusqu'alors dans U boulS<)ue de l'apothicaire pour recouvrer le sommeil. Mistress Ollapod était un vrai remède contre l'amour , et sa fille un antidote infaillible contre le plaisir que peut procurer l'hanHonie .

Je me retirai vers une heure du matin , bien

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résolu de ne plus me retronver dans ces assemblées et ces convenasioat oè la classe mitoyenne prétend singer les manières du béas monde. J'ai fidèlement exécuté cette résolution jusqu'à présent. Toos les rangs ont sans doute leur mérite relatif; maison ne doitjamais les confondre; et, comme Goldsmilli le dît avec raison à peu près en pareille occaiion : « La société des sots peut commencer par nous faire rire , mais elle finit toujours par nous ennuyer. ■

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