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L'ABBAYE DE WESTMINSTER
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Gras*» , Eleg.
Il* Bc sortiront plus de leur sombre demenrc.
Je formai , il y a quelques jours , le projet de visiter , avec un jeune Français de mes amis , récemment arrivé à Londres , les principaux monumens religieux que cette ville renferme, et surtout la célèbre abbaye de Westminster , qu'à ma honte , je Tavoue ( et cet aveu est pénible pour un Anglais ) , je n'avais pas encore vue. Le nombre des églises de Londres s'élève à cent cinquante, et à chacune d'elles se rattachent des faits curieux et des anecdotes intéressantes. Je me propose de consacrer , dans le cours de cet ouvrage , quelques chapitres à celles qui sont le plus remarquables sous le rapport de
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leur origine, de leur architecture et de leurs ornemens; cette fois, je me bornerai à celles qui excitèrent le plus vivement ma curiosité et celle de mon compagnon.
Nous visitâmes d'ahord Saint-Paul, dont la fondation remonte au commencement du dixième siècle de Tère chrétienne. L'aspect de cette église a quelque chose d'imposant. On est frappé d'admiration lorsqu'en arrivant par Ludgate on aperçoit le portique , le fronton , les deux tours , et le dôme immense qu'on voit s'élever derrière. Mais autant la majesté extérieure de cette basilique excite un vif désir d'en contempler l'intérieur, autant on s'en éloigne sans regret après l'avoir considéré. Les yeux ne sont frappés que de son accablante nudité. Les arcades du comble sont enrichies de boucliers , de festons, de chapelets; mais le mauvais goût de ces ornemens ne fait pas regretter qu'on s'en soit montré si avare.
L'église de Saint-Etienne de Walbrook produit un effet tout contraire. L'intérieur de ce temple contraste si étonnamment avec celui de Saint-Paul^ qu' on ne se lasse point de considérer l'harmonie qui règne dans ses proportions.
29 f PARURE DES DAMES.
jeune fille dont le sein le dispute en blancheui à la neige , et dont on prendrait le bras ronc et poltpour du marbre de Paros, rend plus sensibles par sa mise mal entendue des défauts qui la prudence j la modestie et son véritable intérêt auraient dû lui faire cacbcr. La beaut n^a pas besoin d^ornemens étrangers; mais i faut le secours de Tart à la difformité , pou qu'elle ne cboque pas les yeux.
Les femmes dont la figure offire peu d^attrait doivent faire choix d'une parure décente , modeste, et qui ne force pas les regards à si fixer sur elles. La jeunesse veut de la simplicité la vieillesse de la gravité dans la mise ; et si 1 beau sexe , au lieu de consulter une marchand de modes sur sa parure , voulait prendre les avi d'un ami , il ferait dans sa toilette moins de mé prises et moins de dépenses.
A l'instant où ces idées se succédaient dam mon esprit^ je rencontrai l'épouse d'un nabal récemment arrivé de l'Inde , lady Bénarës , qu se rendait h la cour dans un brillant équipage Son teint basané , ses dents jaunes , sa taille ma faite , étaient accompagnés d'une soixantaine d( plumes; elle ressemblait assez à un volant . C ommt
PARURE DES DAMES. 2(j5
je rentrais cbez moi , j'aperçus lady Marie , brillante de simplicité , de grâces , et qui , heureusement pour elle, méprise les folies de la mode et les artifices de ses prétresses. Je n'ai pas besoin de dire laquelle de ces deus rencoatres me fut la plus agréable.
296 l'abbaye de WESTMINSrrER.