‹ L'hermite du Faubourg Saint-GermainChapitre 17 sur 54 · LE SORCIER · texte numérisé non relu

LE SORCIER

de poèmes. Qae de conjectares ne formait-on pas sur le résultat de ce grand concours ! niais aucune ne fut réalisée. Les juges décidèrent fort sagement que le fauteuil vacant ne serait point occupé pendant une année entière, et cette décision fut généralement applaudie.

J'ai vu deux ombres d^auteurs dramatiques plaider en première instance devant Minos , et réjouir , par leurs débats puérils , toute Tinfer-^ nale assistance;. les diables qui les écoutaient s^amusaient comme des bienheureux ; et quand Minos eut prononcé sa sentence, ils demandèrent , en pouffant de rire , qu'une cause si drôje fût portée en appel devant Plut on , ce qui arriva.

Cet événement mit tout le sombre empire en goguettes, et M. Lebreton profita habilement de ces heureuses dispositions pour faire exécuter devant nous la danse des morts, qui termine ordinairement son spectacle. Les ombres les plus gentilles avaient un -pas dans le ballet ; les diables y firent d'admirables pirouettes , tandis que le chartreux; battait la mesure sur son bréviaire , au son agréable de rharmonica. Bientôt un Amour, beau comme un ange , vint prendre

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part à cette fête ; mais son carquois était dégarni de flèches ; il n'y a pas là de cœurs à percer. Si l'on fait l'amour aux enfeis , c'est en tout bien , tout honneur. Entre deux ombres , cela ne peut jamais aller bien loin.

SABTJEE,

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