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Nous devons aux contrëes étrangères rimportation de ce vice , aussi bien que celle de plusieurs autres maladies de Tesprit et de Tame. Lavage du jeu en est une des plus funestes et des plus îacurables. LUnfortune , les remontrances, Texempie , les préceptes , un cbangement de ioiode de vie, des circonstances locales ou accidentelles peuvent corriger un bomme de Tivrognerie ; mais quand une fois Tamour du jeu a vicié le coeur et Tesprit , le mal ne cède plus à aucun remède.
Sur le continent , tout le monde joue , depuis le paysan jusqu^au prince. Le premier doit au jeu ses baillons et sa misère ; la ruine du second est dorée ; mais il fait payer cette dorure à ses sujets qu'il opprime, à ses créanciers qu'il ne paie pas , et à ses états qu'il appauvrit.
Bans k md pciioé de la Giasde- Bretagne , la cupidité s'est déguisée sous le uëi^ligé du j<iueur ; et des hosunes aitifici^ux (At mis le jeu à la mode pour ti omper, piller et rutmer des êtres simples et confians. On y trouye des pennes, geutf assez fous , %sae% in&tués , pour yeulair se modeler en tout sur Texemple d^ quttl<|ae esoroc revêtu du titre de marquis , de comte ou de baronnet , sur celui de quelque riche roturier à qui l'argent ne coûte rien. Peu contess de l'accompagner aux exQS et aux courses.de ebevaux, ils le suivent à la table de jeu 9 autel sur lequel ils sacrifient leur fortune , leur indép^dance » kurs espérances pour l'avenir, et jusqu'à leur réputation. Pour suivre l'exemple de sa seigneu-r rie , ou d'un fat insensé , ils passent les nuits entières à secouer les dés dans un cornet , à attendre la retourne d'une carte , à voir rouler une bille à peu près semblable à celles dont se servent les enfans pour jouer. Des enfans mériteraient les verges pour une telle folie, et combien d'homwies n'ar-t-ellc pas conduits à l'éch^aud! La soif de l'or d'une part, le désespoir et la ruine de l'autre , engendrent la haône , les ipw-