RESTES DES MOEURS FRANÇAISES
Les montagnards y ajoutent le son de leurs cor'nemuses^y et des décharges d'armes à feu sur le tombeau du défunt, quand il est d'un rang k mériter cette distinction; le chef d'un clan reçoit les plus grands honneurs funèbres. Dans ce qu'on appelle les basses terres , quoique les obsèques se célèbrent sans les rites solennels de l'église épiscopale, cependant les spectateurs ôtent leurs chapeaux avec beaucoup de solennité quand on descend le cercueil dans la fosse. Cette formalité. est imposante ; car, quoique celui à qui on rend cette marque de respect y soit insensible, c'est un acte d'où les vivans peuvent tirer une leçon morale ; le tombeau doit toujours inspirer une terreur religieuse , si ce n'est aux gens frivoles et dissipés.
Si nous portons nos regards sur des tems plus .reculés , nous verrons que chez les Grecs, ches les Romains , chez les Celtes, les derniers honneurs se rendaient aux défunts avec un grand nombre de formalités imposantes. On célébrait même des jeux publics sur son tombeau , et c'est At là bien certainement que viennent les cérémonies des enterremens militaires. Nous pourrions accumuler des citations sans fin pour le prouver.