‹ L'hermite en Écosse, ou, Observations sur les moeurs et usages des ecossais au commencement duChapitre 34 sur 56 · I.A VEXJVE · texte numérisé non relu

I.A VEXJVE

un certain rang dans l'armée, consacraient à leur famille tout ce qu'ils pouvaicot épargner aor leurs appointeiuens.

La scène est bien changée maintenant ; mais iCe cas n'est pas rare en Ecosse depuis les deux longues gueires qui ont Catt couler tant de sang. Combien de familles y a^t-on vu s'anéantir, les mes par le £er de Tenn^ni , les antres par les fatigues et les maladies , qui sont la suite de la fttecre ! ccHabien d'autres ont été réduites par les effets du climat destructeur des Indes occidentales! combien d'anciennes maisoBsout perdu tous leurs héritiers mâles par les malheurs de 174^9 ^ ûut vu un nom honorable :s'éteindre entièrement , ou passer à quelques branches éloignées! combien de mères , de veuves, de filles, âe sœurs, ont été obligées de chercher des moyens de subsistance dans le travail de leurs mains , dans la compassion humiliante de quel- .que parent , ou dans la situation , non moins pénible, de gouvernantes I d'institutrices ou de jdames de compagnie!

De telles infortunées, privées de ceux qui étaient leur soutien , ^t surtout les mères et les I. 7

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fveuyes, ont un droit incontestable à la protection de toute la nation, à bien autre cbose que la faible pension qu'on leur accorde avec une froide indifférence. Elles sont devenues les mères et les veuves de l'état, une sorte de propriété qui appartient à la nation en général; et il est juste d-observer ici que la pauvre Calédonie a fourni son ample part de ces objets si dignes d'intérêt et de compassion. Ses enfans ont formé des cohortes et des légions nombreuses, quiont été combattre les ennemis de leur patrie sous /tous les climats 9 et.au risque de tous les dangers. Un grand nambre ont succombé; mais le xbardon national n'a jamais été déshonoré par aucun de ceux qui sont revenus dans leur patrie; et le laurier .n'est tombé des inains des autres que pour fleurir éternellement sur leur tombe.

J'ai peut-être retenu trop long-tems mes lecteurs dans une maison de 4ieuil; j^ai peut-être trop appuyé sur l'éloge de ma patrie et de mes concitoyens; mais on pardonnera, j'espère, au .sentiment national qui m'anime ; et si l'pn veut .me juger avec impartialité , on conviendra que.

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si je puis blâmer ce qui appelle la censure , ie puis aussi louer ce qui mërite des éloges, et que ' si je m,t permets l'ironie quand elle est innocente) je prends un ton plus grave quand les souffrances du genre humaio exigent l'intërét et la compassion.

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