LADY MORDANTE
que Tauteur et Touvrage étaient trop vieux pour être corrigés, un grand nombre de feuilles de ses voyages devaient être déchirées ^ et brûlées par la main sale du plus jeune enfant de la plus mauvaise école de cbarité du canton le plus ignorant et le plus sauvage de Tlrlande.
fïombre d^ouvrages, écrits en différentes langues , ont assez critiqué lady Mordante pour lui faire monter aux joues quelque rougeur; maïs, comme elle s^ attend probablement à passer , en bronze, à la postérité, il est possible qu^ elle ait perdu cette marque caractéristique de son sexe. La Gazette de France mit au grand jour une partie des défauts et des erreurs de sa seigneurie , sans attacher grande importance à sa dignité moderne et à sa petite noblesse; et dut lui faire reconnaître que , si ses calomnies ont trouvé quelques partisans, elles ont universellement déplu dans le pays qu'elle a entrepris de décrire.
Le champion irlandais baissa sa lance, et renonça à la défense d'une plume trempée dans le fiel; mais il insista sur le mérite des autres auteurs qu'il avait cités, et il ne trouva aucun con-
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tradicteiir. Il donna ensuite à entendre que l'éclat que jetait sir Walter Scott était sibrillanl, qu'il devrait Être plus circonspect en écrivit , et ne pas risquer de l'obscurcir par des ouvrages touchant à la médiocritë. Un autre pensa que l'auteur qui avait composé les Plaisirs de l .Espérance pourrait écrire davantage , et avoir plus de confiance en lui-même. On commençait d'an- Ires observations sur d'autres auteurs, quand j'entendis sonner six heures ; et comme le corps a besoin de. nourriture de même qne l'esprit, je quittai les critiques , [^eiaement convaincu de la justice de tout ce que j'avais entendn.
l8o LA LIBERTE ANOLAISS.