‹ L'hermite en RussieChapitre 26 sur 91 · UN REPAS · texte numérisé non relu

UN REPAS

A la grâce , k l*éclat «acrifiei «acon. Aax iriion de Pomone ajoutec cens d« Flore f Que la rose, l'œillet, le lit et le jasmin Fassent ^e voi deaterte «■ aimable jirdin.

Baacaooz , ta Gasirémomi*.

Ces jours derniers , grand dîner chez le prince Boris ; il est aimable et spirituel autant que riche , ce qui devient assez rare. Nous étions quarante convives. Comment peindre la magnificence de cette maison? En arrivant, on traverse , au milieu de deux rangées de valets richement vêtus , plusieurs salons qui précèdent la belle galerie de tableaux, où le prince vous reçoit avec unie bonne grâce parfaite; on entre sans être annoncé par le fausset d^uu faquin*, qui , es es-

* Un domestique piémontais, nouvellement attaché à une maison française , ouvrit les deux bal tans de U

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tropiant vôtre nom, fait rire toute rassemblée; la simplicité russe exclut ce cérémonial.

A six heures^ on s^achemine vers une autre galerie , où l'on trouve une table couverte d'un beau surtout chargé de fruits et de fleurs ; au premier coup-d'œil onsrcroirait invité chez un descendant de Pyihagore, Le gourmet ne peut, comme en France , dévorer de %ts regards le premier acte du diner ni marquer ses victimes ; ses jouissancifrs'sont'eiicoreun liiysfère , mais il aura le chaime de la» surprise : chaque cinq minutes oii viendra tenter sa gourmandise.

Ici , on ne souffre point de la lenteur tu de l'embarras d'un ainphytrion, qui souvent a la double prétention de se rtïontrer écuyer tranchant et aimaWe conteur. Uh maître d'hôtel trè.s-^expéditif découpe lestement sur les buffets le quiAftier de bœuf de rOkraine, le veau d'Ar-

porte , et prononça à haute voix : Madame oune UlU, Tout lé monde rît , même la dame annoncée. Le maître de la maison avait dît à ce nouveau serviteur : <r Tu ne maKqueraspa^ d^an&oiïter toutes \t% vkittfs > apr^ft avoir demandé les noms, tu diras : Monsieur un tel,,,, , ou Madame m» telle,.., » Llulien avait pns cet ordre à la lettre.

UN REPA& t63

hmgé, t le stedat àa Volga et la jdinâe dû Pérî^nfl^lhrarlesf plats étaiiÉid^idifas'et pj^éstesléi par 1MK& foiile deTàiètsântelfigtiii^^Ie servtoe se £«t àonetyeiUe^ et l-cm maMgeChftudi

Maisen citant le. côte brilianl;, faot-ril bien faàre là part de critiqaei It yaf un nsaf^e éa Russie sur lequel peu de gens «preiuient leur parti : chaquefais qu'on enlève l'assiette, on en- Ihyt aussi .le< couvert; dans les grap^ dîners il serait imp'ossible d'avoir assea de yermeiloit d^argenterie pourlâ renouveler vingt fois ; qù^ar" rlve-t-dl ou que peùt-il arriver? C-est= que lee dcMnesâqùes , peu' scnipulelux de leur nature^ né lavent pômtyBiais>essuient'lëgfeem»it oun'essdièiitpas'du tout les couvertsi* Ainsi cette élé"gance de moMi»^ vau%> expose à mtfBgér aVec la fourjchette de tout le monde; j'di<vu des- dame» se cramponnera leur couvert pour écbupper au danger qni les menaçait.

Il né faut pas croire que les vite étrangers attendent ^cérémonieusemeilt le^ second seimce^ aussitôt après la soupe on est envahi par les, plus illustres coteaux! de la Guyenne et' de la Bourgogne. Souvent le libéral amphytrion , s^'il a le secret de vos préférences, fait placer devant

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VOUS la bouteille faTorite ; le maître d'hôtel yovsrsignale .cette attention , et, à travers les fleurs qu^ombragefit la table ^ ou échange un salut reconnaissant contre un sourire gracieux du priUce.- L "intervalle qui sépare les deux services est rempli par un sorbet au rhum , dont la misâon est de renouveler Tappétit.

Hélas f il n'est point de joie pure ici bas. Le prince^ avec Tintentiou d'ajquter aux délices de ses convives , fait placçr dans ta pièce voisine, dont les portes restent ouvertes , un orchestre de soixante musiciens qui vous assourdissent de leurs sons harmonieux depuis la première cuillerée de soiq>e jusqu'au dernier verre de vin de Constance^ Cette recherche me semble toutrà*fait nuisible aux voluptés du festin ; les causeurs surtout là trouvent insoutenable.

J'étais placé près du général major de Gorgoly; Ips morceaux de musique se succédaient avec lOfe telle presse que l'on ne devra point me taxer d'exagération en lisant le dialogue suivant :

L£ GÉNÉRAL GORGOLT.

Eti^z-vous hier à la revue ?. . .

{L'ouverture du Jeune Henri.)

UN REPAS. l65

MOI

Qiii > inon général , jamais les troupes ne me parurent si belles , et l'empereur. ., . .

( La bataille ae Prague. )

LE GÉKÉKAL.

Nos soldats ont une brillante tenue; les cbei^aux sont , dit - on , .plus beaux que eeu^ d' Ang. ... ^ p.^ ^^^^ ^.^ j^ RossinL )

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