‹ L'hermite en RussieChapitre 66 sur 91 · PÉTERHOFF · texte numérisé non relu

PÉTERHOFF

Vaà\ aime k coolempler ces frais amphitWiires, Et l'or des fens da jour sur lai nappes bleuâlrea, Et le noir des rochers et le vert des roseaux. Et Féelat argenté de l'jScnme des eaux.

DxLiLLB , les Jardins.

LoAs^u^UN étranger assiste , pour la première fois , à une fête popul^e , c'est en curieux; la seconde » c'esf en amateur. Je possédais la connaissance du terrain et^la tactique des localités *; ainsi , }' étais en mesure de bien voir et de mieux observer. Mais , voulant conserver ma liberté, arriver et partir suivant ma fantaisie, j'éludai le bateau à vapeur et la société nombreuse avec laquelle j'avais cheminé Tannée précédente.

* \? Anthologie russe présente une desct*iption de cette fête, qui fut troubk'e par un violent orage.

fî:É'JD£R:HOFF. 3q

A ittidi (27 àoAt de notre style,) , nous quil* tàmesPétersbourg dans une voiture attelée de ^natre chevaux de front. Rien de plus bizarre qoe les caprices de la température hyperbor réenne. Dans l'espace de* trois lieures^ noàs éprouvâmes une chaleur étonflante , un frais délicieux, et on froid désagréable . Au moment même où le soleil darde ses rayons les plus brùlaiis, le vent s'élève , des nuées vaporeuses cou- 'Vrent rhorizcm , et l'air devient plus frais. On Toît aussitôt les hommes boutonner leurs habits, çt les femmes croiser leurs schalls -, la prévoyance? est toujours nécessaire contre ces brusques transitions *.

♦ Avant de franchir Yes portes delà vîUeetde prendre là roule de Péterhoff, on li*ouve sur la dfoite le jardin Sï>UykofT, rendez- vous des gens du qtiaiiier de la Co*- ]6inl!ia. A la dislartce de quelques cents pas, on voit iur la grande route Tare de triomphe érigé à Catherine, en rhonneur du combat de Tchesmé, 11 est surmonté de six chevauiTde front, aitelés au thar du génie de fa victoire , et orné de bas-reliefs el de statues colossales représentant des guerriers. Il nVst point encore elécuté en marbre. • *'

, Près de la route, à droite, sont \^^ fàrdins de la coffite^M Zavadov«ky ; quatre wersles p'us loin , là campafgiïe dû grand vcncyt* M. Dmitri Nartsefkiny celles

4o PiTERHOFF.

Nous ne gagnâmes pas tout d'un IraiHe tendez-vous général. Aux approches des bosquets de Sirelua , les quatre voyageurs se décidèreat à visiter cette belle retraite ; nous descendimes dans les Jardins du grand-duc Constantin. Ceux qui brûlaient le pavé , pour atteindre plus vite le lieu de la fête , semblaient nous prendre en

du comte ChérémeUff ^\ du sénateur prince TcheTèA"- /4^ Cette dernière est charmante; la maison est d'an goût exquis, et les jardins d'une parfaite c'iégance; les cfaènes, les sûtbiers et une foule d^arbres exotiques font diversion à la monotonie des pins et des bouleaur.

A la gaucbe duc)kemtn, le passage est t r^-r varié ; les maîstfns, assises sur le coteau, dominent la grande route dont elles sont asseï séparées pour ne point souffrir de la pousdkière et du bruit des voitures. Les'îardins se prolongent jusqu'au golfe } mais, cetiime il décrit une courbe vers la dixième ou douzième vrerste , les liabttalions sont riveraines de la mer, la vue s'agranflit, et on îouit d*un admirable aspect. Le grand cb»rme de ce% campagnes , c*est l'abondance des eaux ; partout des lacs et des canaux couverts^ de jolies gondoles ; de 'pe^ tits ilôts ornés d*un temple; desstalues, des kiosques^ des berceaux de fleups , des obélisques^ des gazons éclatais de verduHe , de beaux arbres. Enfin , rien n'e^t plus enchanteur que cette, route de PéterholT. Les habltattons se loudieni jusqu'à Oriaaembaum : c'est un jardin anglais qui a une circonférence «l'une vingtaine de Ueuts.

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