‹ L'hermite en RussieChapitre 68 sur 91 · UNE AMBASSADE AVQRTÉÉ · texte numérisé non relu

UNE AMBASSADE AVQRTÉÉ

^et de dësagrémens , peinant trois années C(m- * sécutrves que durèrent les cinquante-4init coiH fëreaces tenues, tant à'Pékin que sur les fron- ' fières , sont les snivans :

» 1** Une paix durable et solide existera e»tre les deux empires ;

» 2*^ Toutes les mësintelligences passées seront oubliées , et dorénavant les déserteurs seront 4ou jours rendus ;

» 3** Les limites entre la Russie -et le pays des Mongols doiyent être marquées d'après la description suivante; ( Ici se trouve placée , près-* que mot pourlnot , la convention faite à Boura , au sujet des limites.) Les marchands pourront trafiquer. La caravane viendra à Pékin tous les trois ans ; elle y peut vendre , échanger et acbe- | ter "sans payer de droits ; mais le commette con- ! tinental ne peut se faire que sur la Kiachta et à ' 'NerischinsJc ; "

» 4^ La maison pour Tambassade russe , une ' autre pour les marchands , une église grécorusse, doivent être construites aux dépens de ^ Tempefeur de la^hine. L'exercice de la religion msse , dans ladite église /e^^^ranti. Qûa- | tre préfres russes pour fatre le servie^ divin et ,

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Célébrer les mystères de l'é^se , et six écd^, qui apprendront la langue du pays , seront eatretenus à Pëkin aussi aux frais du kham ; v

» 5® Dorénavant, le séaat fusse et le tribunal chinois cor](;espondront entre eux pour les affaires d'état,. Les courriers , munis de passeports, devront prendre la route de Kiachta;

» 6® Les coiftrées orientales situées près de la rivière d'Oudi , de ftéme que celles dessaon^ tagnes de *Pterres , où les bornes ne sont pas encore fixées, resteront dans Tétat actael pour un certain tems ;

» 7® Les chefs des provinces frontières des puissances contractantes termineront les affaires qui sont' de leur compétence sans délai et selon les lois (Suit tm artitle contenant les rè- ' gles pour la réception des ambassadeurs et des Qpurriers. ) ;

» 8^ X.es déserteurs doivent être exiécutés sur les lieux où ils seront piis. Les crimes seront punis ^elon la gravité des déHts;

» 9** Après avoir échangé' ce traité, on en donnera copie aux habitans des provinces ffonfièfts. » ^ •

Que penser de la piodirction et dq ià Uyaufé

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des ministres chinois? Cette relation, qui porte le cachet de la bonne foi , déconsidère beaucoup la s^esse mandarine ; elle prouve du moins que ia diplomatie a su so faire une morale qui lui est propre , et que désavouerait le grand Confucius.

Pendant que le comte Golowkin était grandchancelier de l'empire , deux ambassadeurs chinois vinrent en Russie; te premier, pour complimenter Tempeseur Pierre II sur son avènement au trône , n^arriva à Moscou que sous le règne d'Anne Ivranovna , Je 1 4 janvier 1751; le second arriva, le 29 avril de Tannée suivante , pour féliciter celte impératrice sîiï^g,on avènement. Je n'ai pas ouï-dire que les barbares du Nord aient fait boire <le l'eau salée à l'ambassadeur chiftois , ni qu'ik l'aient retenu prisonnier dans son hôtel. .

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