‹ L'hermite en RussieChapitre 70 sur 91 · UN ÏN€ENT)IE · texte numérisé non relu

UN ÏN€ENT)IE

qui salue les nobles vainqueurs de ses cris et de ses bénédictions. La reconnaissance du maître de la maison, préservée d'une ruine totale , est moins bruyante ; elle s'exprime par des larmes ; je les vois couler ; j'emtends les soifpirs de ce coeur soulagé des plus horribles craintes : cette modeste récompense suffit au noble chef qui dirigea les secours avec tant de sang>froid et d'habileté. Mon cicerpne ne m'avait parlé que d'un tableau dû au talent d'un peintre , son compatriote ; mais je me trouvai transporté à l'épouvantable spectacle d'un incendie qui vendit diéclater près le canal Sainte-Catherine, et que quatre heures de travaux suffii^nt pour éteindre. Dois-je êlre reconnaissant de cette mystification?

Ici tes pompiers remplissent la même mission que dans la plupart des capitales de TEurope; mais on ne va pas à leur corps- de- garde pour réclamer leurs secours. Ce sont eux qui avertissent le propriétaire de la maison atteinte par la flamme. « Monsieur, lui disent- ils, levez-vous, votre maison brûle. » Pétersbourg doit cette admirable surveillance an général Hoertel, grand -maître de police; c'est lui qui orga- H. 4

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