‹ L'héroïne chrétienne du CanadaChapitre 131 sur 197 · DÉVOTION FILIALE DE LA SŒUR LE BER ENVERS LA TRÈS-SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

DÉVOTION FILIALE DE LA SŒUR LE BER ENVERS LA TRÈS-SAINTE VIERGE

Tout ce que la Sœur Le Ber pratiquait d'austérités dans sa cellule ; la pauvreté à laquelle elle s'était condamnée, sa solitude profonde, ses longues oraisons, ses veilles, son travail assidu, son silence continuel, et tout le reste de sa vie admirable : c'étaient

autant de pratiques qu'elle s'était volontairement imposées, pour témoigner son amour à Jésus-Christ, résidant au Très- Saint Sacrement de l'autel. Jésus, dans ce mystère était l'objet uni que, où tendaient tous ses divers exercices, et le centre de toutes ses dévotions. Mais le moyen dont elle se servait, pour arriver à ce centre : c'était l'union de ses dispositions, aux dispositions intérieures de Marie, la plus parfaite adoratrice de Jésus-Christ.

Sachant et croyant par la foi, que comme chrétienne, elle avait le bonheur de porter, en elle-même, l'Esprit Saint; et que ce divin Esprit a toujours en soi la source de la vie qu'il répand continuellement dans tous les Saints : elle s'unissait intérieurement aux dispositions très-saintes et trèsparfaites, qu'il imprime à l'âme de cette divine Vierge. Pour s'exciter à cette union, elle avait dans sa cellule, et considérait fréquemment une pieuse estampe, qui représentait la vie intérieure de Marie. On y voyait Marie, dans des nuées, les mains croisées sur sa poitrine, où l'Esprit

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