‹ L'héroïne chrétienne du CanadaChapitre 171 sur 197 · LIVRE IV. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE V

" pu empêcher ses vertus de répandre l'é- " clat de leurs rayons, et de percer les " ombres, dans lesquelles elle s'était enve- " loppée. Pénétrons donc après sa mort, u dans ces murs, confidents de sa sainte " vie. Nous y découvrirons les vestiges " des vertus les plus imitables, à tous les " les états : les remèdes et la victoire de " tous les vices : sa dévotion au Très-Saint " Sacrement : sa religion et son zèle pour u la décoration des autels : son imitation 11 fidèle de la vie de la Très Sainte Vierge, " renfermée dans le Temple, et dans le " Saint des Saints : sa dévotion aux Saints " Anges, et l'imitation de leur vie céleste, " dans sa continuelle Oraison. Que n'y " verrons- nous pas ? Quel amour pour la " pauvreté, et pour les pauvres : quelle "humilité : quelle simplicité ! Pour en " être instruits, adressons-nous à Jésus " lui-même dans le Très-Saint Sacrement, " à la Très-Sainte Vierge, aux Saints An- " ges : car son humilité nous a dérobé la M connaissance de toutes ces vertus.

" Nous savons, que, dans la disposition 11 de son logement, elle avait voulu que le " chevet de son lit, fût le plus près qu'il se " pourrait du Très-Saint Sacrement ; et il " n'en était en effet distant, que de quatre " pouces. En sorte, que, toutes les nuits, " elle jouissait du privilège, accordé au 11 Disciple bien aimé, qui, la nuit de la " passion, reposa sur la poitrine du Sau- " veue. Sans doute ce divin Maître, la " tenant ainsi sur son cœur, ne manquait " pas de lui dire, comme il a dit à Jacob : " Cette terre, où tu reposes, sera un jour ta " possession. Ici, Messieurs, donnons un " libre cours à notre imagination : jamais " elle ne pourra atteindre la vérité et la " douceur de ce commerce sacré. Dites- " nous, dites-nous, divin Jésus, caché dans " le Très-Saint Sacrement, ce qui s'est " passé entre Vous et votre épouse. Divin " Sauveue, ne lui disiez-vous pas, à travers u cette mince cloison, qui vous séparait " d'elle, ces paroles du cantique : Ouvrez- " moi, ma sœur, mon épouse, ouvrez-moi ? 11 Combien de fois, se réveillant de son

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