‹ L'héroïne chrétienne du CanadaChapitre 182 sur 197 · PIERRE LE BER · texte numérisé non relu

PIERRE LE BER

Outre ce qui a été dit de lui daus la Vie de sa soeur, dout il imita la géuérosité, par des fondations pieuses, M. Pierre Le Ber fonda conjointement avec MM. Charon et Frédin, l'HÔpital-général de Ville-Marie. Leur intention était même, de s'agréger tous trois au Séminaire ; ce que M. Tronson n'agréa pas cependant. Mais il leur donna, le 20 octobre 1692, dix arpents et neuf perches de terre, pour y construire leur hôpital, à la seule condition de prier pour la sanctification, tant des Ecclésiastiques du Séminaire de Pans, que de ceux qui seraient envoyés de ce Séminaire à celu. de Ville-Marie. L'acte de donation fut ratifié par M Pierre Le Ber aussihien que par les deux autres ; comme aussi tous les marchés avec les ouvriers, furent faits par eux trois conjointement. Il est même à remarquer, que M. Pierre Le Ber, fut le seul des associés de M. Charon qui lui demeura fidèle, jusqu'à la mort. C'est le témoignage que lui rend la mère Juchereau, dans son Histoire de VBôtel-Dieu de Québec : " Plusieurs personnes du

" pays, dit-elle, se joignirent à M. Charon, et con- •'•' sacrèrent leurs biens et leur personne, au ser- " vice des pauvres; mais dans la suite ils se " retirèrent. Il n'y eut que M. Pierre Le Ber, " qui fut constant, et qui vécut d'une manière très " édifiante dans cette nouvelle maison, où il mourut u en réputation de sainteté."

Son affection pour cette Communauté parut assez, par ses dispositions testamentaires, qu'il dicta le 11 mars 1707. laissant aux Frères hospitaliers 500 livres de rente perpétuelle. Il n'oublia pas non plus la chapelle de Ste, Anne, monument de sa piété singulière envers cette Àyeule du Sauveur : car il ordonna, qu'après son décès on achevât, sans délai, le tabernacle qu'il avait fait faire, pour le sanctuaire, et qu'on eut soin de le dorer. Comme plusieurs de ses parents n'étaient pas dans un état d'aisance, il leur légua 1000 livres et une pareille somme à son cousin Barroy, qui était attaché à son service : le priant de se souvenir de lui devant Dieu. Il laissa pareillement, diverses sommes aux Bécolets de Ville-Marie, aux pauvres de l'Hôtel-Dieu et à l'Eglise paroissiale ; et chargea M. Louis Lemoyne, Baron de Longueuil, son cousin, d'exécuter ses intentions.

New pouvons remarquer ici, que M. Pieire Le Ber fut le premier d'entre les Canadiens, qui cul-

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