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nommé Capitaine d’une Compagnie du détachement de la Marine; et c’est le titre qu’il a toujours porté depuis jusqu'à sa mort, sans cesser pourtant de se livrer toujours au commerce.
Il ouvrit même un magasin à Ville-Marie, où il vendait des marchandises aux Equipeurs de canots, En 1731, il fit avec Toussaint Pothier fils, une société de commerce, qui était assez considérable pour ce temps: car M. de Senneville étant mort en 1735, on voit par l'inventaire qui fut dressé alors, que la Société avait plus de 64,000 livres en
caisse, ses dettes payées. Pour favoriser l’établis-
sement de la Colonie, Louis XIV avait permis aux gentilshommes, d'exercer le commerce, sans déroger pour cela ; et cette facilité qui les autorisait à avoir des marchandises avec eux ct à trafiquer, fut l’occasion qui entraina la plupart d’entre eux, à faire en cachette la traite prohibée avec les Sauvages.
M. Jacques Le Ber de Senneville laissa plusieurs
enfants. Il avait épousé d’abord Marie Anne
Claude de Lacour de Mathieu, et de ce mariage naquit, Joseph Hippolyte Le Ber de Senneville, dont nous parlerons bientôt. En 1722, il épousa Ë en secondes noces, Marie-Louise de Myré de Largenterie, de laquelle il eut quatre enfants: Jeanne Marguerite Le Ber de Senneville née en 1723,
qui se sentant de l'attrait pour la vie religieuse, entra à la Congrégation, où elle mourut postulante, âgée de vingt-trois ans et huit mois, et fut inhumée, le 24 Février, 1747; Marie Louise de Senneville née en 1724; qui épousa le 11 Novembre 1743, Antoine Gabriel François Benoit, de la paroisse de Saint Sulpice à Paris, alors Enseigne et dans la suite Capitaine d'infanterie, et Chevalier de Saint Louis; nous aurons encore occasion de parler d’elle à la fin de ces Notices; Louis Marie de Senneville, né en 1729, qui mourut en bas âge, ainsi que son frère Jacques de Senneville, né en 1728. Jacques Le Ber de Senneville mourut à l'âge de soixante-douze ans, et fut inhumé le 9 Maui 1735. Marie Louise de Largenterie, son épouse, lui survécut plusieurs années, comme il parait par Je mariage de sa fille avee M. Benoit, auquel elle se trouva présente,