février, Procès I
« sussent dire », après un mûr examen, si ce qu'elle avait fait ou dit était contre la foi chrétienne.
Ce n'était pas aux opinions prises au hasard qu'elle s'en rapportait, mais à une décision rendue après une délibération sérieuse que ce qu'elle aurait fait ou dit était contre la foi chrétienne que notre Sire a établie. C'était, pour ainsi dire, un appel à une décision ex-cathedra de l'Eglise; et c'était là pour le tribunal l'occasion de formuler une proposition nette et simple d'une doctrine révélée par Dieu et proposée par l'Eglise. Mais il n'en fît rien; et, si l'argument n'était pas superflu, on pourrait dire que l'intégrité et l'orthodoxie de la foi de Jeanne demeurent établies par le fait même que le tribunal ne put rien lui reprocher de contraire à la foi.
On ne lui demanda qu'une chose : ce fut de renier ses révélations \
« Il faut que vous rétractiez ce que vous avez dit, ou que nous vous abandonnions à la justice séculière », et « que vous teniez ce que les clercs et gens en ce connaissants disent et ont déterminé de vos dits et faits 2. »