‹ L'héroïsme de la bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 15 sur 26 · Ibid.t I · texte numérisé non relu

Ibid.t I

Le tribunal de Rouen n'avait pas pu obtenir que Jeanne reniât ses révélations, ni par sollicitations, ni par menaces; il fallait donc avoir recours à un faux pour la condamner.

Et cependant on peut dire que ce ne fut pas Jeanne qui fut victime du faux, mais le monde entier.

A la fin du jeudi 24 mai, à Saint-Ouen, Jeanne savait bien qu'elle ne s'était aucunement rétractée; mais on fit en sorte de faire croire à tout le monde qu'elle avait nié ses révélations. On le croit encore aujourd'hui dans certains milieux. C'est un mensonge qui dure depuis presque cinq siècles, et qu'il n'est pas aisé de faire disparaître.

Le 24 mars Jeanne avait dit : « Donnez-moi un habit de femme pour aller à la maison de ma mère, et je le prendrai. C'est pour être hors de prison, et une fois hors de prison je prendrai conseil à ce que j'ai à faire \ »

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