‹ L'héroïsme de la bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 19 sur 26 · mai, ibid. I · texte numérisé non relu

mai, ibid. I

ni fait écrire, sur le fait des trois Papes. J'affirme sous la foi du serment que jamais je n'ai écrit, ni fait écrire à ce sujet \ »

Voilà donc l'affirmation de Jeanne devant ce tribunal inique qu'elle était prête ellemême à écrire à ses amis, et puis l'affirmation solennelle sous la foi de serment qu'elle n'avait ni écrit ni fait écrire au sujet des trois Papes.

On peut s'imaginer avec quelle véhémence le juge eût accusé Jeanne de mensonge, s'il n'eût pas su que Jeanne pouvait écrire.

Aussi, selon la cédule : Toute personne, Jeanne savait écrire, car la cédule porte en bas ces mots : « en signe de ce, j'ai signé cette cédule de mon signe, ainsi signée : Jehanne + 2. » Si Jeanne ne pouvait pas écrire, la signature : « Jehanne », aurait convaincu les juges d'un faux.

Mais on peut se demander. Si Jeanne pouvait écrire, au moins suffisamment pour tracer sa signature, l'a-t-elle vraiment fait? La réponse est, que des lettres que Jeanne aurait écrites, il en reste cinq qui furent envoyées par elle.

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