LA RESOLUTION 1)1 GOUVERNEMENT 2 I C
« patriotisme résolu, digne et fier », qui ne veut plus « des humiliations et des provocations ».
Partout c'est ainsi. Tandis que je communiquais a l'Echo de Pcwis les lettres généreuses de r Association catholique de la jeunesse et de la Fédération des sociétés de gymnastique des patronages, le Temps publiait les déclarations, non moins affirmatives, de l'Association générale des étudiants et de la Fédération des sociétés de préparation militaire, et les adresses des lycéens de Paris au président du conseil. Le même journal rapporte, chaque jour, les résultats de l'enquête ouverte par ses rédacteurs dans les milieux industriels et commerçants de la province. Patrons, ouvriers, employés, tous marquent la même résolution, calme et réfléchie : ce S'il le faut, pour le salut de la patrie, nous sommes prêts. \ous voulons que la France vive. »
Nous voulons que la France vive I c'est le mot qui dit tout. Ecoutez les jeunes gens, conscrits de demain, les jeunes hommes, soldats d'aujourd'hui : (c Que les Chambres le sachent, tous les jeunes Français les approuveront si elles votent le service de trois ans : aucun ne comprendrait qu'il fût repoussé ; tous feront avec joie le sacri-
fice d'une année de leur jeunesse, pour que vive la France, toujours et quand même. » — a Je suis étudiant à Paris, et j'ai causé avec mes camarades. Je puis vous assurer que nous sommes unanimes à demander une année de service de plus, du moment que l'existence de la France en dépend. » — « Nous, jeunes conscrits de 191 3, c'est avec bonheur que nous verrons vos elîorts couronnés. Qu'est-ce qu'un an de sacrifice en plus, pour un jeune Français, quand l'existence de la patrie est en jeu? » — « Partant, pour la plupart, au mois d'octobre prochain, mes amis et moi, hommes des champs, nous sommes joyeux à l'idée du sacrifice. Bien loin de jalouser nos frères qui n'ont fait que deux ans, nous sommes fiers d'être appelés à contribuer à la grandeur de la France et à sa force militaire ».
Youlez-vous entendre les soldats ? a Tous les jours, après la soupe, nous causons de la loi de trois ans, en nous reposant sur nos lits. Ce matin, un ouvrier parisien disait : a II n'y a plus d'antimilitaristes en France. » Un autre, fils de veuve, dont la mère travaille pour vivre, reprenait : ce Je ferai un an de plus pour empêcher que les Allemands viennent nous prendre notre