L ' H E U R K IJ E C I S I V E
tance ou d'infidélité. » Puisse, riieure venue se vérifier cette solennelle promesse I
L'année dernière, en un sursaut généreux, la nation, blessée dans sa fierté, s'est dressée d'un bond. Elle ne s'est pas recouchée. Son réveil ne fut pas seulement l'explosion soudaine d'une colère passagère. 11 fut la révélation d'une mentalité nouvelle dans la jeunesse française. Notre force est là. A cette jeunesse, en qui repose le destin de la patrie, il faut dire hautement la vérité. Il y a, dans l'histoire des peuples, des heures décisives. Nous touchons à une de ces heures.
Lk POLITIQUE AUTRICHIENNE '
«Nous vivons à une époque pleine d'anxiélé et nous sommes les spectateurs d'événements émouvants... Il appartient aux hommes d'Etat ae tous les pays d'accepter et d'organiser le fait accompli. La carie de l'Europe orientale doit être refondue. » Ainsi parlait, hier, le premier ministre d'Angleterre au banquet du lord-maire, Rien de plus solennel que cette déclaration tragiquement flegmatique. En quelques mots, voici donc enregistré, devant le monde, le plus grand fait qui se soit accompli dans l'histoire moderne, plus grand, par l'incertitude du lendemain, que la chute de Napoléon et l'écroulement de son
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empire éphémère, plus grand, sinon pour nousmêmes, au moins par son contre-coup sur l'Europe entière, que le désastre de 1870.
Ayant ainsi proclamé la fin de la Turquie d'Europe, M. Asquith avec Tesprit pratique qui marque la politique anglaise, va droit, sans s'attarder aux vaines paroles, a la première et redoutable conséquence de l'événement. La carie de l'Europe orientale doit être refondue.
Voilà la question posée, ou, du moins, énoncée, car elle n'est pas ainsi complètement for mulée. Ce n'est pas assez de dire que la carie d'Orient doit être refondue. Par qui et comment le sera-t-elle? C'est le problème, à l'heure présente, dressé devant tous les gouvernements.
J'ai dit, dans un précédent article, qu'à mes yeux le moment était venu pour la France de se recueillir, et de chercher dans son intérêt, la règle de son devoir. Je le pense plus que jamais. Le statu qiio, cher aux diplomates européens, est effondré. C'est un fait acquis contre lequel personne n'essaye plus de regimber. Il y en a un autre qu'il faut accepter avec la même résolution, et que nous avons le droit, nous