‹ L'heure du Berger roman de Cl. le PetitChapitre 12 sur 17 · IMPROMPTU FAIT A LOISIR · texte numérisé non relu

IMPROMPTU FAIT A LOISIR

STANCES ACBOSTiCUES

Me pouvez vous voir dans ma peine»

Aymable fille en vous aymant?

Généreuse Philis avez vous fait serment,

D'estre incessamment inhumaine ?

Est-il possible qu'en yainqueur L* Amour n'aytpas pouvoir de tous mettre en serrage? Et s'il est tous les jours dessus yostre Tîsage

Ne peut-il estre en rostre cœur ?

Estant juste comme vous estes,

Blàmez-vous mes feux innocens?

Offense-t on les dieux leur offrant de Teuceu» ?

Condamnez-vous ce que tous faites ?

Tout le monde dira que non.

On le croit, et pourtant dans mon ardeur extrême, Je ne vous pourrois pas dire que je yous ayme

Sans les lettres de Tostrenom»

FlLBTTB.

Il lisait ces vers avec tout le plaisir d'uri homme qui en prenoit beaucoup à en faire et avec toute l'admiration d'un esprit qui ne B^y connoisBoit pas moins* Cette dernière pièce luy parut d'autant plus belle qu'elle estoit difficile à faire et faite néanmoins avec assez de facilité : mais il ne sçayoit si c'estoit Pilette, qui estoit amoureux de Tune de ces deux inconnues, ou si ces deux inconnues estoient amoureuses de Pileite ou de ses pièces : espérant en avoir plus d'éclaircissement dans d*au-> très papiers qu'il trouva dans la cassette, il remit ceux-là au nombre de ceux qu'il avoit desjà lus, et mit ceux-ci au rang de ceux qu'il vouloit lire, Fleuron, et Fleurette à la belle Philis^ c'estoit deux pièces différentes et détachées, quoy que toutes dédiées à une personne en guise de bouquet, voicj ce que c'estoit que le Fleuron :

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