‹ L'heure du Japon:Chapitre 10 sur 85 · L'ÂME DES NIPPONS · texte numérisé non relu

L'ÂME DES NIPPONS

d fini par revêtir la nationalité japonaise, conclut dans nn livre oà il a rédigé le testament de sa précieuse expérience :

« Je ne comprends pasies Japonais. »

Une telle déclaration donne certes toute sa valeur d'intuition, de poésie, de parfum, de grftce, de mystère, d'art et de vérité aux pages de notre Loti. Elle doit rendre circonspects ceux qui, à une minute aussi trouble de l'histoire du monde, essaient de distinguer ce que les Japonais pensent et décideront. Et pourtant il faut essayer de comprendre. Au mois de février dernier, quand nous sommes montés à Londres (1), les drapeaux japonais figuraient à tous les balcons, mêlés aux couleurs de l'Entente. Les taxis eux-mêmes en décoraient leurs glaces. Comment ces alliés d'Extrême-Orient entendent-ils, dans le secret de leurs cœurs, les obligations de cet engagement? Quels liens de réalité unissent les paroles satisfaisantes que prononcent ici les hommes d'État et les décisions qui traduisent ces discours en actes? Est-il vrai que l'on ait fait montre d'injustice quand on a considéré l'expédition japonaise de Kiao-Tchéou comme une pure entreprise d'intérêt bien entendu? Est-il vrai encore qu'il n'ait tenu qu'à nous, les Alliés, qu'une collaboration d'armées japonaises vint, en

(1) Voir : La France et le Monde (Angleterre, États- Unis), par Hugues Le Roirx (Plon-Nourrit et C**).

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