‹ L'heure du Japon:Chapitre 47 sur 85 · II · texte numérisé non relu

II

éprouve en face de ce qui fut grand et de ce qui ne sera plus.

Un printemps viendra réparer les blessures que l'hiver impose aux activités de la vie végétale ; mais cet art coréen, qui fut une des plus fécondes racines de l'art japonais, qui lui transmit les rêves de la Chine et de l'Inde? Il ne ressuscitera pas.Il: s'effrite, il se décolore, —" déjà il n'est plus que le souvenir d'un «ouvenir.

Les heures de la beauté qui s'exprimait dans les* arts semblent finies avec les volontés despotiques; avec les aristocratiques désirs qui les créèrent. Et pourtant I... Noua avons tout de même raison d'appeler « progrès b, Jes chances de dignité morale, de justice, les espérances de paix dans le travail, les conquêtes sur la mort et sur la douleur, qui s'édifient, pour les multitudes, sur ces splendides écroulements.

Page 1