UNE AUDIENCE DE YUAN-SHI-KAI
Il faut recourir à un léger subterfuge pour arriver jusqu'au président Yuan-Shi-Kai. Un rhume réel et diplomatique l'empêche de recevoir les ministres d'Allemagne et d'Autriche qui frappent impatiemment à sa porte. Par bonheur, j'ai dans mon jeu le médecin du Président, un savant français, qui vient d'installer un laboratoire vraiment moderne dans un des bâtiments les plus pittoresques du Palais. Le docteur Bussière a conté au Président que récemment et de près j'ai vu les hommes importants du gouvernement de Washington, d'autre part, les personnalités politiques du Japon. Yuan-Shi-Kai aime à être informé directement, il est donc très disposé à m'interroger sinon à répondre lui-même à mes questions.
Il est entendu que, aujourd'hui, mercredi 8 décembre, j'accompagnerai le docteur dans la visite que, vers trois heures et demie, il va rendre à son auguste patient. Aux yeux des gens qui gardent les portes, les cours, les escaliers, les uns avec leurs