‹ L'heure du Japon:Chapitre 73 sur 85 · II · texte numérisé non relu

II

baïonnettes luisantes, les autres avec leurs regards scrutateurs, je passe pour une sommité médicale, en villégiature à Pékin. J'assiste, aujoiurd'hui, le docteur officiel dans sa visite. Et aussi bien ai-je endossé, pour la circonstance, une solennelle redingote qui a été fabriquée tout exprès au Japon pour être portée dans de semblables circonstances. L'illu- ■ion est complète. D'autre part, tout le Protocole de cette audience a été réglé en détail dans ime suite de gracieux sourires.

Je suis informé que le rhume du Président l'oblige à ménager sa voix; je ne devrai donc l'interroger qu'avec une grande modération ; mais, si la gorge est fatiguée, l'ouïe est parfaite, je ne dois donc pas hésiter à conter ce que je crois être de nature à intéresser. On a même la bienveillance d'ajouter :

— ... Ou à instruire.

Le Président, dont le temps est naturellement très précieux, me fera connaître que notre entretien est à son terme en levant les yeux vers une pendule accrochée aux murs de la salle où il va me recevoir. Là-dessus, il m'offrira une tasse de thé. Ce cadran et cette coupe de porcelaine sont mes ennemis : à moi de retarder, si je peux, leur entrée en scène.

Une suite de tours charmantes (elles m'ont fait penser à nos petits appartements de Versailles)

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