‹ L'heure enchantéeChapitre 5 sur 8 · TRISTESSE DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

TRISTESSE DE LA VIERGE

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Et celle dont la parole Éblouit le firmament.

Sur la terre, hélas ! si folle, Pleure, pleure amèrement.

Clairs de lune

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O perle du monde, Délices des cieux!

Lune aux jolis yeux, Lune rose et blonde,

Belle au cœur changeant, Dame de mon rêve.

Dont le vent soulève Les tresses d'argent,

Par delà les saules À demi dans l'eau.

Derrière un bouleau J'ai vu tes épaules.

if8 l'heure enchantée

Dans un halo d'or, Ta forme hautaine Apparaît lointaine, Indécise encor.

Et puis elle passe, Lente, sur les prés.

Tes cheveux cendrés Parfument Tespace.

En sa douce fleur, Ta gorge ressemble A l'oiseau qui tremble Devant l'oiseleur.

Où ton doigt se pose, Frêle papillon.

S'envole un rayon, S'entr'ouvre une rose.

Ta beauté soudain Resplendit sans voiles.

Des claires étoiles Pâlit le jardin.

L'étang qui s'allume Berce ton corps blanc.

Ton corps nonchalant, Tout fleuri d'écume.

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