LES IRRÉVÉRENCES DU COMPOSITEUR D
«... Mais vous ne connaissez pas la dernière de ce brave W... »
— Qui désignez-vous par cette initiale ?
« — Vous ne connaissez que lui... Il se prénomme Charles-Marie... Il est l'auteur d'une Jeanne d Arc représentée à l'Hippodrome (que dirigeait alors Houck, — l'ancien Hippodrome naturellement !) en 1890. Un autre W... l'éreinta dans une petite revue que dirigeait Tola Dorian, flanquée de ce pauvre Léo Trézenik et du beau Rodolphe Darzens qui « sporte » mieux depuis qu'il se divertit intelligemment au nouveau jeu que Ton est convenu d'appeler : le jeu de l'auto. ..Cet autre W. . , (Willy pour ne pas le nommer) qualifia mon W... (C.-M.) « organiste anémique » et fulmina contre sa Jeanne d'Arc en ayant la générosité de ne pas vouloir faire du directeur de l'Hippodrome un « Houck émissaire ». Mais je reviens à l'histoire promise... »
— Emploierez-vous la forme dont vous usez d'ordinaire ?
— Bien entendu. . . La scène représente « la Classe de M. W... (C.-M.). Un élève chante une des mélodies du « Maître ». Ce dernier entre à brûle-pourpoint. Il écoute un instant « sa partition », puis il interrompt :
« — Mais enflez l'ut, Monsieur ! Enflez donc Y ut \
« L'élève réplique avec calme :
« — Maître, c'est un si bémol...
« — Un si b... !
«Le Maître W... a bondi. Il se penche vers le papier... C'était vraiment un si bémol !... »
Et l'implacable D... plaque sur l'ivoire quelques accords invraisemblables...