SAINT-CLOUD. — LE PARC
Ce n'est pas l'intolérable parc des beaux dimanches, saccagé par une foule de vandales excusables, ivres d'air, de nervosité, de verdure, accourus en masse, venant des galetas et des taudis, des « garnos » et des soupentes du boulevard Richard-Lenoir ou du quartier des Épinettes, de la place Maub' ou du « Croissant », de la rue MourTetard ou de l'infâme passage Tivoli. Plus de cris, de chansons, de hoquets, de papiers gras, de boîtes à conserves sous bois. Le calme de la forêt et la majesté souriante des arbres géants entre lesquels on aperçoit des vallons enchantés caressés timidement par les mains du soleil aux grands doigts de lumière blonde.
... Une eau verte, une eau terne, une eau morte depuis des siècles emplit un bassin vaste et doré de mousses, — dans un décorde légende finlandaise. Pas d'oiseaux parmi les branches lourdes et retombantes. Une ombre smaragdine s'harmonise avec l'eau, —
2i6 l'heure qui passe
feau terriblement unie dans laquelle doivent errer d'étranges poissons aveuglesT l'eau plane et figée où les nénuphars n'osent point flotter. Un site étrange, inattendu, lointain, perdu, — où des génies vont apparaître...
Je m'accoudeà la pierre velueet je rêve àThaulow, au grand Axel Gàllen, au doux Hjalmar Stroemsen, — longtemps...