OBSERVATION XXX
(GALLAVARDIN, GRAVIER, PUIG, Société Médicale des Hôpitaux de Lyon, séance du 24 jajnvier 1928, page 648)
Sujet italien de 30 ans, ancien rhumatisant, entré dans le service pour poussée rhumatismale au niveau des articulations tibio-tarsienne et porteur d’une cardiapathie mitro-aortique. Le cas paraissait donc assez banal ; on fut cependant frappé par l'existence d’un certain degré d’hippocratisme digital. Malgré une minutieuse recherche, il fut impossible de mettre en évidence les signes classiques de l’endocardite infectieuse ; en particulier : pas de rate perceptible à la palpation et la température, pendant les 6 jours que le malade resta dans le service, n’atteignit qu’une fois 38° 2 et deux fois 38°, chiffres qu’expliquait facilement la poussée fluxionnaire, Une crise d’O.A.P. vint inopinément emporter le malade et l’autopsie montra sur les lésions anciennes des valvules aortiques des végétations récentes, importantes, au niveau de
HT per
la commissure des deux valvés antérieures avec une ulcération sous l’antérieure gauche. Rate assez grosse avec deux petits infarctus.