‹ L'histoire admirable de Jeanne d'Arc, pucelle d'OrléansChapitre 48 sur 83 · LE CONSEIL ROYAL — L'ATTAQUE DE PARIS · texte numérisé non relu

LE CONSEIL ROYAL — L'ATTAQUE DE PARIS

Fierbois? — Parce qu'elle venait de la perdre dans des circonstances particulières, résultat de son zèle pour les bonnes mœurs de l'armée. A Saint-Denis même, ayant trouvé, dans les rangs des soldats, une femme de mauvaise vie, elle la chassa, la frappant du plat de son épée : l'épée se brisa. Le roi fut plus désolé de cet incident que Jeanne elle-même : il regrettait amèrement la perte de cette arme que nul armurier ne put réparer. (Voir ce qui se rapporte à ce sujet dans les Armures et chevaux de Jeanne d'Ai'c.)

L'armée et le roi furent de retour à Gien le 21 septembre. La Pucelle suivait, — elle qui jusque-là marchait toujours la première; On la ramenait presque de force. Longtemps, sur le conseil de ses Voix, elle avait refusé de quitter Saint-Denis, espérant toujours modifier les dispositions du roi. Lorsque les compagnies furent en route, il fallut bien s'éloigner enfin! Avec la permission des Voix, Jeanne reprit le chemin de la Loire, la mort dans l'âme et les larmes dans les yeux.

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