TRAHISON — MOUTIER ET LA CHARITÉ
circonstance que Jeanne répondit : « Il me semble que l'on ne trouvera pas de paix avec lui, sinon par le bout de la lance. »
Plus tard, Catherine l'aventurière, avec sa haine de femme jalouse et perverse, déposa dans le procès de la Pucelle (i), et chargea la sainte fille de mensonges et de calomnies.
Au mois d'octobre 14^9, Jeanne fut demandée par le duc d'Alençon pour l'accompagner dans une expédition en Normandie. Le Conseil refusa l'autorisation. Il ne voulut pas non plus permettre à Jeanne, comme elle le désirait, de se porter au secours des places françaises du Nord et de l'Est, qui se trouvaient en grand péril, par suite de la retraite de l'armée royale. La Pucelle, désolée, ne resta pourtant pas inactive : aux places éloignées, revenues par elle à la Couronne, elle écrivit pour les encourager elles rassurer; et quant aux places du centre, qu'elle avait conquises elle-même, elle alla les A'isiter en personne.
Ces patriotiques occupations ne consolaient pas l'héroïne de son repos forcé. Se voyant délaissée, elle ne se plaignait pas pour elle-même, mais pour notre pays, qui refusait le secours du Ciel, apporté par elle. Jeanne ne doutait plus maintenant de la triste réalité : personnellement, elle ne pourrait pas donner à la France le rapide salut pour lequel elle était née. Hélas! une fois encore, noire patrie (IkhiU laissé passer l'heure de Dieu sans la saisir.
(i)Mais non pas en sa présence : c'eut été trop généreux ! Catherine fit sa déposition devant Vofficial (anglisant) de J*aris.
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Dt'sopinaislaPucellcn'aiira plus qu'une pensée lexpier les fautes de son <M)upal)le ])ays, se saerifier, soulïVii* pour lui. Dans ee hul — ne demandant <[u'unc seule chose : fri;ir, — elle se met eulièicnient aux ordres du