‹ L'histoire ancienneChapitre 28 sur 49 · D'ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

D'ALEXANDRIE

miersy ont inventé rimprimerie, au moyen de laquelle chacun peut s'instruire si abé* ment , et qui ne laisse plus à personne de prétexte pour rester ignorant.

Quoi qu'il en soit , la bibliothèque d'Alexandrie, fondée par Ptolémée^Soter, fut portée par les successeurs de ce prince jusqu'à sept cent mille volumes ^ tous ma* nuscrits. Cette bibliothèque était un véri»

table trésor , bien autrement précieux que les richesses d'or et d'argent dont Crésus avait été si orgueilleux , puisque toutes les connaissances humaines y étaient dé« posées, comme dans un immense réservoir où chacun pouvait les retrouver.

Malheureusement , dans une guerre, qui eut lieu en Egypte , la plus grande partie de cette vaste bibliothèque fut brûlée par accident , et avec elle périrent des trésors incroyables de science , dont rien ne saurait réparer la perte. Que d'histoires qui sont perdues aujourd'hui seraient parvenues jusqu'à nous, et combien nous serions surpris peut-être de

a36 LA BIBLIOTHÈQUE

trouver des inventions que nous croyons toutes nouvelles , écrites sur les vieux papyrus d'Alexandrie !

Depuis cette époque, dans cette même ville, utie nouvelle bibliothèque non moins considérable fut formée des débris de celle des Ptolémées, augmentés d'un nombre considérable de manuscrits que les derniers princes de la famille des Lagides y avaient fait apporter de diverses parties du monde. Nous verrons , dans une autre histoire, quel fut le sort de cet immense dépôt des sciences, dont il faudra alors vous rappeler l'origine antique et les diverses vicissitudes.

En même temps que Ptolémée formait cette collection de livres, il faisait construire, auprès de sa capitale, une tour célèbre , que Ton a comptée pendant longtemps parmi les merveilles du monde ^ c'était un bâtiment de marbre blanc qui s'élevait à une hauteur considérable, dans une petite île nommée Phakos , peu éloignée du rivage d'Alexandrie, et où chaque

Page 1