‹ L'histoire ancienneChapitre 5 sur 49 · LES PREMIERS ÉGYPTIENS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS ÉGYPTIENS

dèrent pas à s'apercevoir que les plaines d'Egypte, arrosées tous lés ans par les débordemens du Nil , étaient bien moins arides que»leu^ Ethiopie, où des sables brulans et l'ardeur dévorante du soleil ne permettent à aucune plante de croître et de verdir. -

D'abord les Éthiopiens s'établirent autour^de Méroé;. mais ensuite , voyant que la terre d'Egypte leur donnait chaque année de plus belles moissons , ils creusèrent, sur les bords du fleuve , des cavernes où ils pussent se mettre à l'abri de la chaleur dévorante de ce climat, et en même temps se préserver des ouragans qui soufflent quelquefois du désert d^Afrique, dont TÉgypte n'est pas éloignée.

Bientôt après ils bâtirent une ville à laquelle ils donnèrent le nom de Thèbes , qui avait cent portes , et où leurs prêtres s'établirent et demeurèrent.

Enfin, en descendant encore le Nil , les Éthiopiens arrivèrent à un endroit où ce fleuve $e divise en plusieurs branches, au

LES PREMIERS ÉGYPTIENS. 5 milieu desquelles on trouve des terresr eur core plu^ fertiles que toutes celles qu'ils avaient rencontrées jusqu'9.1ors^ ib entr^ prirent avec succès de les €i|hiver , et devinrent ainsi les plus riches agriculteurs du monde.

Cette dernière province, comprise entre les branches du Nil, reçut plus tard le nom de Dblta , parce qu'elle ressemble par sa forme à une lettre grecque qui porte ce nom , et qui est faite de cette manière A .

Ce pays d'Egypte, dont l'histoire est fort intéressante, mes petits amis, n'était pas encore très-connu des nations de l'Europe, il y a seulement quarante ans ; mais depuis cette époque, une armée française, conduite par Napoléon , le plus grand général des temps modernes, a parcouru cette contrée, où elle a laissé d'innombrables souvenirs de gloire , tandis que des savans profitaient des intervalles des batailles pour étudier ce pays remarquable , et en faire connaître les curiiosités et les monumens.

Vos grands-pères pourront vous raconter

6 LES PREMIERS ÉGYPTIENS, cette étonnante expédition ou nos Français eurent bien des maux à souffirir, et qui n'est pas la moins admirable de toutes les merveilles dont rÉgypte a été le théâtre.

Depuis Tan ai 88c jusqu'à l'an 2084 avant J.-C.

Le premier homme qui ait porté ea Egypte le litre de roi se nommait Mènes ; il demeurait à Thèbes, et son royaume ne s'étendait pas au delà des environs de cette ville, que Ton nommaitle iïomeThébàique.

Mais ce prince agrandit considérablement ses États , en élevant des digues pour empêcher le Nil de couvrir entièrement les campagnes qu'il traverse \ et dans la contrée qu'il préserva ainsi des inondations du fleuve, il fonda , à la pointe même du Delta , une grande et belle ville à laquelle il donna le nom de Mbmphis. Menés, digne successeur des prêtres d'Ethiopie , eonti^

nua d'honorer les dieux qu'ils avaient fait connaître aux Egyptiens, et inventa de nouvelles cérémonies pour les sacrifices qu'on leur ofifrait. Il faut, à propos de cela, que je vous dise quelles étaient les divinités que ces peuples adoraient dans ce temps reculé.

C'était d'abord le soleil et la lune, qu'ils nommaient le dieu Osiris et la déesse Isis , dont vous pouvez lire l'histoire dans la Mythologie. Ils attribuaient à Osiris l'invention de Tagriculture , voulant expri-mer par là que c'est le soleil qui rend la terre féconde , et qui fait mûrir les moissons.

Puis ils rendaient des honneurs divins à diverses espèces d'animaux , tels que le bœuf, qu'ils appelaient apis ; le chien , ahubis; le chat, et enfin un oiseau de ce pays connu sous le nom d'iBis. Vous allez me demander, peut-être , ce qu'ils trouvaient de divin dans de semblables bêtes, dont ils se servaient chaque jour dans leurs champs et dans leurs maisons^ mais je

TOUS répondrai que c^était précisément parce que ces animaux leur étaie^t utiles qu'ils en savaient fait des di^inilés, pour que chacun les respectât. /-

Ainsi le bœuf leur périrait à labourer la terre; le chien à gnrder leur» troupeaux; le chat, à déduire le^ rats qui rongeaient leurs récoltes; Tibis enfin n'avait pas moins de droits à leuir reconnaissance, parce que cet oiseau fait une chasse^ continuelle à une multitude de petits serpens, que les eaux du Kil laissent sur le rivage en se retirant. Ils adoraient également la plupart des légumes de leurs jardins, dont Tusage était pour eux un des bienfaits de la nature.

Outre ces dieux de leur invention , ils en avaient encore d'autres qui étaient à leurs yeux un objet de crainte, et ils s'imaginaient les apaiser en brûlant de Tencens devant eux.

Le CROCôniLE, par exemple, est un grand animal qui vit tantôt dans le Nil , et tantôt sur la terre ; il a la forme du lézard

lo LES DIEUX DE L'ÉGYPTË.

de nés climats , mais il est bien différent de 'ce petit animal , qui est doux et sans malice ^ tandis que le crocodile , au contraire 9 est aussi rusé que féroce. On dit que lorsqu'il veut attirer près de lui quelque voyageur pour le dévorer, il se cache dans les joncs du fleuve, et contrefait le cri d'un enfant qui pleure. Mais malheur à celui qui se détourne du chemin pour aller de ce côté! car si un homme est assez imprudent pour s'en approcher, le mons<tre s'élance tout à coup sur lui avec violence^ et le met en pièces en un instant.

Heureusement que cet animal, tout méchant qu'il est , ne peut se défendre contre l'icnNEUMON , espèce de chat d'Egypte qui est son plus mortel ennemi, et qui détruit les œufs du crocodile ou ses petits lorsqu'ils viennent d'éclore, car la Providence a voulu qu'à coté du mal il y eût toujours le remède.

Les Égyptiens, à qui l'ichneumon était si utile, adoraient également ce petit animal en reconnaissance du service qu'il

leur rendait en s'attaquant à la progéniture d*uti si redoutable ennemi.

Ce peuple attachait aussi -un grand prix aux honneurs que l'on doit rendre aux morts; mais en cela il faisait preuve d'uD esprit juste et raisonnable, car, en Egypte , les honneurs funèbres étaient la récompense de la bonne conduite et de la vertu.

Lorsqu'un Égyptien venait à mourir, ses parens le faisaient embaumer, c'est-àdire faisaient aussitôt préparer son corps avec des parfums^t le préservaient de la corruption ; puis le cadaVre tout entier était enveloppé de petites bandelettes^de lin , extrêmement fines, et collées ensemble par une gomme légère, également parfumée avec soin.

Au moyen de cette préparation, ils conservaient non-seul«ment les traits du visage et la personne entière qu'ils regrettaient , mais encore ses cheveux , ses dents et sa ' peau elle-même, que le temps rendait sècbeetfermecommeduparchemin. Après-

12 LES DIEUX DE L'EGYPTE, cela ) ce corps , placé dans une espèce d'armoire ouverte, était déposé debput contre la muraille , spit dans un de'ces tombeaux dont je Toiis parlerai plus tard , soit dans la maison même des parens du mort où chacun pouvait ainsi cpns^rvcr religieusement IjBS restes iportels de ses ancêtres.

C'est ce que Ton appelle des momies d'Egypte, dont on a retrouvé un grand nombre encore intactes, depuis plus de trois mille ans qu'elles ont subi cette préparation •

Je dois vous dire pourtant , mes enfans , que chaque Égf ptiep après sa mort n'était point ainsi disposé en momie; il fallait auparavant qu'il eût été présenté devant un juge sur la place publique, où il était permis à chacun d'élever la voix pour l'accuser^ alors, si le juge déclarait que la conduite du défunt avait été mauvaise, il était privé des honneurs de la sépulture.

Les rois eux-mêmes n'étaient pas plus exempts que leurs sujets de cette formalité, pour faire voir que si pendant leur vie ib

LES DIEUX DE L'EGYPTE. i3

avaient été placés au-dessus de leurs semblables , la mort les avait fait descendre au rang des autres hommes.

Aujourd'hui, mes petits ami$,3cette cérémonie^ du jugement public, lorsqu'une personne a cessé de vivre, n'existe plus chez aucun peuple ; mais la mémoire du méchant est toujours flétrie et détestée, tandis que cej^ de l'homme de bien est chérie et révérée de tous ceux qui l'ont connu. Soyez bien persuadés surtout, mes enfans , que lorsqu'un homme aura fait quelque mauvaise action sur la terre , il s'élèvera toujours contre lui des voix pour l'accuser devant tout le monde, comme cela se faisait autrefois chez les Égyptiens.

On réticontre aussi fréquemment en Egypte des ibis conservés avec le même soin que les momies humaines : ce sont probablement les restes de ceux de ces oiseaux qui, après avoir été nourris dans les temples de Thèbes et de Memphis , recevaient ensuite les honneurs divins.

i4 LES ROIS PASTEURS.

LES ROIS PASTEURS

Depuis Tan 2084 jusqu'à Tan 1 7 a8 avant J.-C.

Il y avait déjà bien des années, mes enfans , que le roi Menés était mort , et celui qui régnait alors se nommait Timaos, lorsqu'un peuple inconnu, qui avait les cheveux roux et les yeux bleus, vint du côté où le soleil se lève , et se rendit maître d'une grande partie de TÉgypte.

Ces nouveaux conquérans étaient grossièrement vêtus d*une peau de bœuf qui les couvrait à peine ; leurs cheveux étaient longs et en désordre, et leurs membres tout chargés de dessins de couleurs différentes et: bizarres. Comme ils amenaient avec eux do grands troupeaux, on les nomma les Htgsos. ou Pasteurs : mais ces

LES ROIS PASTEURS. iS

pasteurs firent bien du mal en Egypte \ ils tuèrent tous les prêtres éthiopiens qu'ils purent atteindre, brûlèrent les villes, renversèrent les temples des dieux , et choisirent enfin pour roi un de leurs chefs nommé Salatis, qui établit sa demeure à Memphis. Ce prince construisit à Tune des embouchures du Nil dans la mer une ville qu'il nomma Avaris, et qui reçut plus tard le nom de Péltjse ; après lui , cinq autres rois pasteurs gouvernèrent l'Egypte pendant de longues années ; mais pourtant ils ne s'emparèrent jamais de la grande Thèbes, qui continua d'appartenir aux anciens habitans du pays.

La domination des Hycsos ne s'étendit pas ainsi au-dessus du Delta , que l'on nomme aussi la Basse-Egypte , et le nome Thébalque fut préservé du ravage de ces barbares.

Or 9 il faut que je vous dise , mes petits ftmis , que si nous ne savons que' peu de chose sur cette époque reculée, c'est que les prêtres égyptiens étaient les seuls qui ^

i6 LES ROIS PASTEURS,

conservassent Thistoire de ces a^nciens temps, écrite en caractères qu'aucune autre personne ne poÙTait lire, de sorte que le reste des Égyptiens ignorait absolument ce qui était arrivé autrefois à leurs pères.

Cette écriture des prêtres d'Egjpte se composait de traits bizarres et de 6gures d'animaux, tels que le lion, le rhinocéros, Thippopotame et la girafe , qui sont tous originaires d'Ethiopie; car c'étaient les Éthiopiens qui avaient apporté en Egypte cette singulière manière d'écrire, à laquelle on donne le nom d'HiÉROGLYPHES , et que l'on retrouve continuellement sur les monumens encore e^^istans de nos jours, et dans les tombeaux où les momies étaient déposées.

Il y a aujourd'hui quelques savans qui ont trouvé le secret de lire les hiérogly-phes, au moyen desquels on pourra peut-»

être un jour apprendre l'histoire de cette époque que nous ne connaissons aujourd'hui que d'une manière si imparfaite^ mais jusqu'à présent on doit se contenter

LES ROIS PASTEURS. 17

d^étudier les sculptures et les grands débris qui ont été retrouvés, et qui montrent avec quelle perfection les Égyptiens savaient cultiver les arts, y;

Quoi qu'il en soit , après que les rois pasteurs, que leur séjour en Egypte n'avait point rendus moins sauvages, eurent régné pendant plus de trois cents ans sur cette contrée^ un roi de Thèbes, nommé Thoutmosis , le même qui confia le gouvernement de rÉgypte au sage Joseph, dont les aventures vous ont sans doute intéressés dans r Histoire sainte, les chassa de leurs conquêtes, reprit sur eux la grande Memphis, et s'empara même de leur ville dlÂvaris. Alors cette race étrangère disparut entièrement du pays, qui rentra sous la domination de ses anciens maitres.

Ce fut après l'expulsion des Hycsos que rÉgypte commença à se couvrir des magnifiques monumens qui excitent encore à présent notre admiration, et dont je veux aussi vous faire connaître les principaux.

i8 LES MONUMENS DE L'EGYPTE.

LES MONUMENS DE L'ÉGYPl E.

l>epiiis l*an 1728 jusqu'à l'an 1648 avautl.-C.

Sàvez-voxis ce que c'est que les pyramides, dont il est indispensable, pour des enfans qui ont appris Thistoire, de connaître l'existence ? Ce sont d'immenses constructions en pierre, dont la base est un carré, et dont quelques-unes s'élèvent à une hauteur prodigieuse. Lorsqu'on est au pied de Tune des principales pyramides, elle parait se terminer en pointe ; mais si l'on veut y monter par l'un des côtés qui forment de larges escaliers, dont les marches sont si hautes que les hommes les plus grands sont obligés d'y mettre les genoux , on est tout étonné de parvenir à une esp&ee de ter-

LES M^NUMENS DE L'EGYPTE. 19 rasse, d'où l'on découvre la vue la plus admirable et la plus étendue.

11 y a beaucoup de pyramides en Egypte, et vous le croirez sans peine, lorsque vous saurez que ces monumens étaient les tombeaux des anciens Egyptiens : on en connaît un grand nombre de moyennes et même de très-petites ; mais les plus remarquables de toutes, par leur élévation , sont celles que l'on voit encore auprès du Caire, grande ville bâtie près des ruines de l'antique Memphis.

Les Turcs, qui sont aujourd'hui les possesseurs de l'Egypte , appellent ces grandes pyramides les montagnes de Pha** KAON ; mais cela ne veut pas dire qu^elIes aient toutes été construites par ces Pharaons dont parle l'Écriture sainte dans les histoires de Joseph et de Moïse , et vous savez déjà que ce nom de Pharaon était dans ce temps-là le titre du roi d'Egypte.

La plus haute des pyramides de Memphis (ht construite autrefois par les ordres d'un prince nommé Chéops , pour lui ser-

20 LES MONUMENS DE L'jJl&YPTE, vir de tombeau ; sonirère Chéphrem , qui lui succéda , fut Fauteur de la seconde : les travaux qu^il £a.llut exécuter pour élever ces masses énormes coûtèrent la vie à ua nombre infini d'Égyptiens, et Ton dit même que tous les trois mois il y périssait cent mille hommes ^ mais ces princes, dont lor-^ gueil et la dureté avaient causé la perte de tant de malheureux , en furent punia comme ib le méritaient ; car les juges des morts ordonnèrent qu'on les privât des honneurs de la sépulture, et qu'ils ne fussent pdlnt ensevelis dans leurs pyramides ^ comme ib l'avaient espéré.

Les OBELISQUES sout eucore des monument que l'on rencontre dans plusieurs parties de l'Egypte. Ce sont de hautes colonnes d'un seul morceau , à quatre faces, et terminées en pointe, que Ton taillait djans la pierre la plus dure.

Ces blocs immenses étaient travaillés avec le plus grand art par des ouvriers habiles, dans les carrières mêmes où se trouve le Granit (c'est le nom de la pierre dure et

LïlS MONUMENS DE L'EGYPTE, ai rougeâtre qu6 l'on employait; pour ees i&onumens) , et ensuite des bateaux fiuts exprès les transportaient sur le Nil dans les diverses prorinces de l'Egypte.

Un de ces monumens gigantesques, enlevé après des travaux inouïs, dans un lieu noinmé Ltixor , situé à peu de distancé de Thèbes , a été transporté à Paris, par des hommes habiles et ingénieux, pour devenir un des ornemens de cette capitale : et lorsque sur Tune de nos principales places publiques on contemple cette masse de pierre qui a déjà traversé tant de siècles, personne ne peut s'empêcher de*penser combien d'hommes et de nations mêmes se sont succédé sur la terre, depuis que ce bloc de granit a été soumis pour la première fois au travail des ouvriers égyptiens.

Ainsi que la plupart des monumens que nous ont laissés ces peuples , Tobélisque de Luxor est couvert d'hiéroglyphes et de dessins bizarres , représentant sans doute quelque cérémonie de leur religion , ou le

aa LES MONUMENS DE L'teYPTg.

récit de quelque grand événement. Des savanS) avec un zèle digne des plus grands éloges , se sont dévoués à étudier le sens caché de cette écriture mystérieuse, et leur persévérance autant que leur habileté doit nous faire espérer qu^ils parviendront un jour à la déchiffrer, et à découvrir ainsi plusieurs faits tout à fait inconnus de cette histoire.

C'est parmi les ruines des temples égyptiens de Thèhes et de Memphis que Fon a trouvé les pasteurs représentés par des hommes roux aux yeux bleus, et les Éthiopiens avec leur figure noire et leurs cheveux crépus. «

Une autre merveille de TÉgypte que je ne veux point non plus vous laisser ignorer, mes enfans, était le lac MgeriI, que fit creuser autrefois un Pharaon de ce nom pour recevoir les eaux du Nil , lorsqu'elles étaient trop abondantes et auraient pu submerger entièrement TÉgypte.

Dans les temps de sécheresse, au contraire, ces eaux servaient à arroser le pays , par

LES MONUMENS DE L'ÉGYPïE. a3 une multitude de petits canaux tracés dans tous les sens, pour aller porter au loin la fraîcheur et la fertilité.

Ce roi Mœris, en creusant son lac, avait rendu un bien plus grand service à son pays que Chéops et Chéphrem , par la construction de leurs énormes pyramides; c^est que ceux-ci n'avaient écouté que leur orgueil, tandis que Mœris avait préféré assurer la nourriture de ses sujets, plutôt que de les faire périr par milliers pour lui bâtir un tombeau inutile .

Il ne me serait pas possible, mes petits amis, de vous décrire ici tout ce que Ton trouve de curieux et de remarquable en Egypte , où Ton serait* tenté de croire , à voir la grandeur e( la solidité des débris ihajestueux dont elle est couverte, que ses monumens ont été Touvrage d'une na* tion de géans. Les ruines de Thèbes, entre autres , renferment un grand nombre de statues colossales, représentant des sphinx, sorte d'animaux monstrueux ayant la tête d*une femme et le corps d'un lion. Je n'ai

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