Tromperie
2. Cet aventurier fut employé en 1434 par le roi de France : il ravagea le Maçonnais et le Chàlonnais.
que ceux qui y siègent sont loin d'avoir adhéré unanimement à ce décret. Pour notre part, noas devons de toutes nos forces prévenir de tels malheurs, et tous nos vœux tendent à ce que la Sainte Église catholique en soit préservée. Réfléchissez mûrement, Pères pleins de zèle, et envisagez les conséquences. Nous vous supplions, par les entrailles de la miséricorde et de la charité de Jésus-Christ, de ne point tant molester notre Saint-Père le Pape, de peur qu'un schisme pestilentiel et digne d'horreur ne soit engendré. Hélas, nous frémissons encore au souvenir de la cruelle division qui a régné si longtemps, et qui n*a été récemment apaisée qu'au prix de tant de peines et de tant de veilles. Que Dieu et son Christ, époux de rÉglise catholique, nous préservent du retour d'un tel fléau.
§ 4. — JUVÉNAL DES URSINS, ÉVOQUE DE BEAUVAI3, SE PLAINT AU ROI DES CRIMES DES GENS DE GUERRE (1433).
(Loisel, Mémoires de Beaiwaisis, p. 229.)
Dieu sait les tyrannies qu'a souffertes le pauvre peuple de France par ceux qui le dussent avoir gardé, car entre eux n'y a ordre ni forme de conduite de guerre, mais chacun a fait le pis qu'il a pu en se glorifiant. En ce faisant combien d'églises ont été par eux arses i et détruites, les bonnes gens arses et dérompus dedans! Les autres églises par eux remparées et fortifiées, ordonnées à être auberges et réceptacles à larrons, ribauds, meurtriers et toutes