Anjou
étaient le seigneur d*Orval, fils du seigneur de Labret*, et le seigneur de Lomaigne, fils du comte d'Armagnac; ils étaient tous quatre grandement accompagnés, et eux et leurs gens habillés magnifiquement. Après entra le comte de Clermont, qui avait sa couverture de satin cramoisi brodée de lettres d'or; et si avait trois pages bien en point, et leurs salades garnies richement d'orfèvrerie; outre lesquels il y avait vingt hommes d'armes auprès de lui, en fort bel équipage; et les conduisait messire Jacques de Chabannes.
Après lui suivait le seigneur de Gulant, grand maître d'hôtel du roi, qui était comme les autres avec ses gens, suffisamment habillé. Après venait celui qui eut bien sa part du bruit et des regards de la journée, savoir Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, qui était monté sur un coursier pommelé, couvert de satin bleu, chargé d'orfèvrerie, brodé de franges de fils d'or et de soie : il avait autour de lui cinq pages, vêtus for.t richement de la même couleur dessusdite, desquels les harnais et salades de tête étaient bien richement garnis ; il faisait porter après lui deux lances, dont l'une était couverte de drap d'or, et l'autre de velours violet ; et si avait-il affulé ^ un chaperon de satin découpé, fourré de menu vert. Après les pages dessusdits paraissait le palefrenier, qui menait en main un grand coursier couvert de drap d'or ; en la compagnie duquel étaient plusieurs chevaliers et écuyers revêtus de fort beaux habillements. Après suivait le seigneur de Castres, qui avait sa houssure de satin bleu et gris, avec lequel