‹ L'histoire de France (volume 2)Chapitre 95 sur 129 · RELATIONS DB LOUIS XI AVEC LE SAINT-SIÈGE · texte numérisé non relu

RELATIONS DB LOUIS XI AVEC LE SAINT-SIÈGE

soient pacifiés, et que, de sa part, il s'emploie pour les biens qui en peuvent suivre au fait de la chrétienté, et autrement obvier aux inconvénients qui autrement en pourraient advenir, si la chose n'est pacifiée.

Hem, et il y a encore d'autres raisons, car, comme est dit dessus, les ennemis de la foi sont près de l'Italie, et en la terre de Venise, lesquels sont joints et alliés, tant par la ligue d'Italie, comme par confédération spéciale, auxdits Florentins, et, qui fera la guerre auxdits Florentins et auxdits Vénitiens, il faut que les uns secourent les autres. Et, si ce n'était que le comte léronyme * et ceux de sa ligue font la guerre auxdits Florentins, les Florentins les eussent fort aidés, pour la garde et tuition de leurs pays à rencontre des ennemis de la foi, ce qu'ils n'ont pas fait, ne peuvent faire; car ils ont assez à faire de se garder eux.

Par quoi, lesdits Vénitiens ont beaucoup à souffrir, mais, qui plus est, lesdits Florentins requièrent lesdits Vénitiens de aider, ce qui ne leur peuvent dénier; et, en ce faisant, il ne leur est possible de garder et défendre leurs terres et seigneuries à rencontre des Turcs et des ennemis de la foi ; et, ainsi, ces matières ne touchent pas seulement le fait des Florentins, mais touchent la défense de la foi et le fait de toute la Chrétienté.

En outre, la ligue d'Italie, dont le Pape est le chef, est faite principalement pour tous les pays d'Italie être en paix et en sûreté, et résister à rencontre de ceux qui les voudraient invader, envahir et opprimer ; donc, maintenant si ledit comte léronyme, sous la

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