‹ L'histoire de France (volume 2)Chapitre 96 sur 129 · Le comte Girolamo Riario, neveu du pape · texte numérisé non relu

Le comte Girolamo Riario, neveu du pape

46 LOUIS XI ET soif GOUVERNEMENT

faveur de notre Saint-Père, voulait envahir et grever lesdits Florentins, il semblerait que ce fût chose bien mal fondée, et qui raisonnablement ne se peut soutenir. Car, premièrement, c'est la rupture de ladite ligue, qui a été si solennellement jurée et promise, gardée et entretenue par tous les papes qui ont été, depuis le pape Nicolas en CGC; secondement, c'est au lieu de paix mettre la guerre en Italie ; troisièmement, c'eët doiiner occasion et courage aux ennemis de la foi de tirer avant et d'entrer en Italie ; quatrièmement, si la ôhose n'est pas apaisée, il sél»a etitre eiii grande effusion de sang humain ehrétieti i qui sont qtiatre grands inconrénientis qui peuvent advenir, à quoi il semble aU roi, notredit seigneur^ que notredit Saint-Père doit bien regarder.

Itetn, notis tenons et députons notredit Saittt-Pêt*e vicaire de notre Sauveur Jésus-Christ en terre, lequel est auteur de paix ; et, en parlant à ses disciples, et leut* remontrant son plaisir et le gouve^nertient qu*ils devaient avoir, comme par ordonnance de testament ou dernière volonté, le jour de sa cène, avant qti*ii vint à sa benoîte passion, et pareillement plusieurs fois le leur récita après sa benoîte résurrection, il leur laissait et donnait sa benoîte paix, et qu'il voulait paix être gardée entre les hommes de bonne volonté. Puis donc qu'il est vicaire de Monsieur JéSUs^* Christ, et « omnis Christi actio vestra est iustructio », il est bien clair que le pape, plus qu'un autre, doit procurer et mettre paix en la teri*é et entre les princes , communes et seigneurs , quand aucune guerre ou différend sont entre eux.

[tem, et le roi ne peut croire qiie la gherrë que le comte léronyme fait à présent contre les susdits Florentins, vienne du propre mouvement de notredit Saint-Père, ni qu'il désire la gUefre, ni la destruction

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