PRÉDOMINANCE D'ANNE DE BRETAGNE
Les efforts du roi pour la paix générale rencontraient sans cesse des obstacles de la part de V Espagne, quoique Philippe d'Autriche et Maximilien se montrassent plus empressés que jamais de terminer les affaires de Naples. V archiduc tenait toujours comme earistantes les conditions du traité de Lyon, que Ferdinand avait d'abord refusé de ratifier et quHl penchait maintenant à reconnaître, sur les instances de son gendre. Mais on peut croire que le roi d'Espagne ne fut pas un seul instant disposé à se dessaisir d'un royaume qu'il possédait tout entier par le droit des armes, pour en doter le futur époux de Claude de France; sa trêve avec Louis Xll * avait ménagé plus d'un détour à la mauvaise foi de Gonzalve, et renfermait plus d'un germe de discorde. Des ambassadeurs du roi et de la reine d'Espagne, mcssire Angraille et frère Antoine, moine augustin, étaient cependant arrivés à Blois.: toutes les dif-
1. Voir le volume précédent de notre collection, Louis XII ET Philippe le Beau, p. 148.