‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 144 sur 329 · TRAITÉS DE BL0I8 ET ALLIANCE AUTRICHIENNE · texte numérisé non relu

TRAITÉS DE BL0I8 ET ALLIANCE AUTRICHIENNE

ficuUés semblaient aplanies, et on n*attendait plus que les ambassadeurs de Varchiduc et du roi des Romains, pour conclure la paix sur les bases du traité de Lyon,

Le 24 août 4504, les envoyés espagnols déclarèrent que le roi et la reine d'Espagne leur avaient résolument écrit et ordonné de dire pour finale résolution que, malgré les derniers pourparlers relatifs à la restitution du royaume de Naples au profit de Charles de

Dacais espagnols en or de Ferdinand le Catholique et d'Isabelle.

Luxembourg et de Madame Claude, ils y avaient bien pensé, et qu'ils craignaient que leur conscience ne fut jamais bien déchargée, sHls ne rendaient ce royaume au roi Frédéric; quHls n avaient tenu un autre langage que pour avoir paix; et qu'enfin ils étaient prêts à remettre Frédéric sur son trône, pourvu que son fils aine, le duc de Calabi^e, épousât sa tante, Jeanne d'Aragon, veuve du roi de Naples Ferdinand H, et nièce du Roi Catholique. Louis XII, entouré de son chancelier et de son conseil, répondit que cette nouvelle proposition n'était pas raisonnable; qu'il ne voulait pas tant de variations, et qu'il s'arrêtait à faire le bien de sa fille en laissant le gouvernement dudit royaume à Philippe d'Autriche, Ensuite il se plaignit que le roi et la reine d'Espagne témoignas-

sent seulement par des paroles leur désir de faire la paix, dont leur intention était fort éloignée. Il ajouta que ce n'était chose digne d'un roi de consumer le temps en vaines pratiques, et que, si les envoyés espagnols n'avaient pas d'autre ouverture pour pai*venir à paix, ils pouvaient retourner vers leurs maîtres; car lui, roi de France, ne traiterait pas contre son honneur et sa conscience.

Les ambassadeurs partirent, et ceux de Maximilien et de Varchiduc, Philibert NaturelU, évéque d'Utrecht, et Cyprien de Stemtein, chancelier du Tyrol, arrivèrent. Le cardinal d'Amboise leur raconta comment le roi et la reine d'Espagne s'étaient désistés de leur parole donnée, au lieu de consentir à l'abandon du royaume de Naples en faveur du duc de Luxembourg et de Madame Claude, sous V administration de Philippe d'Autriche, jusqu'à ce que les époux fussent en âge; afin que ce pHnce ne pût douter de la bonne volonté de Louis XII et de la mauvaise foi de Ferdinand, il lui transmit un certificat du chanceliei* de France et un autre des seigneurs présents à la déclaration des ambassadeurs d'Espagne, pour témoigner de ce qui s'était passé dans cette audience solennelle. L'archiduc fut vivement piqué de la conduite de son beau-père, qui préférait remettre le royaume de Naples dans les mains d'un parent naguère son ennemi, plutôt que de le donner en apanage à son héritier direct. Il n'essaya pas davantage de faire réussir la transaction que Louis XII avait acceptée par amour de lui, et prit à cœur de se séparer ouvertement de la politique perfide de Ferdinand. Il pressa de telle sorte les lenteurs et les incertitudes de son père, que Maximilien se prêta à la conclusion d'un traité définitif entre la France et lui, de concert avec son fils Philippe et le pape Jules IL Ce vaste traité, composé de trois traités distincts et différents, fut signé au mois de septembre à Blois ; mais le roi des Romains, par suite de son

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