TROISIÈME TRAITÉ
le duc dé Clèves et le comte de Dunois, qui possédaient des fiefs dans les Etats de Tarchiduc, bailleraient leurs scellés pour l'exécution de cette clause, afin de faire mieux connaître le désir et affection que le roi des Romains, Tarchiduc et le roi de France avaient à l'accomplissement de ce mariage ; le roi de France, aussitôt après avoir reçu l'investiture du duché de Milan, ferait jurer solennellement à tous les gouverneurs du Milanais, de Bretagne, de Gênes d'Ast et de Blois, même à tous les capitaines et gardes des places fortes, que, lui, mourant sans enfants mâles, ils remettraient entre les mains de sa fille Claude et du duc de Luxembourg lesdits duchés, comtés, terres et seigneuries, Madame Claude ayant la charge de doter suffisamment en argent les sœurs qu'elle pourrait avoir. Le roi, si ledit mariage n'avait lieu par sa faute, était content que les duchés de Bourgogne et de Milan et le comté d'Ast demeurassent, avec tous ses droits, au duc de Luxembourg : semblablement si c'était par la faute du roi des Romains ou de l'archiduc, Maximilien devrait renoncer à tout ce qu'il peut quereller au duché de Milan et autres terres que le roi tient en l'Empire; Philippe d'Autriche, renoncer à ses prétentions sur le duché de Bourgogne, les comtés de Mdcon, d'Auxonne, d'Artois et de Charollais qu'il céderait au roi et à Madame Claude. Pour plus grande sûreté, le roi donnait, dès à présent, à l'archiduc, et à son fils Charles, tous les revenus de l'Artois, en se réservant toutefois les droits royaux et suprêmes qu'il n'entendait diminuer en rien, à condition que l'archiduc reconnût tenir ce don de la munificence et libéralité royale *.